Soutenez aqui.fr face au défi de la Nouvelle Aquitaine

19/05/19 : Vienne : avec les problèmes informatiques rencontrés par Parcours'sup, l'université de Poitiers assure que tous les postulants dans les filières qui ne sont pas en tension seront acceptés à la rentrée prochaine.

18/05/19 : Vinexpo Bordeaux fait le bilan : 650 participants à son symposium d'experts sur le climat, 2300 "rendez-vous qualifiés" pendant le salon mais une forte baisse du nombre de visiteurs, "de l'ordre de 30%".

17/05/19 : Venue en éclaireuse à Espelette en ce jeudi, Brigitte Macron devrait précéder le chef de l’État, Emmanuel Macron en visite à Biarritz ce vendredi où il rencontrera le préfet et des élus dont Michel Veunac, le maire de Biarritz en préparation du G7.

16/05/19 : Un comité de lignes TER ouvert aux usagers se tient le 20 mai à 18h à la mairie de La Réole. La ligne Bordeaux-Agen y sera étudiée à la loupe: trafic, régularité, qualité des services, travaux, etc.+ d'info

16/05/19 : À quelques jours des élections européennes, l'association Voix Publique(s) et le CRIJ Nouvelle-Aquitaine mettent l'Europe en procès pour une soirée ludique le 21 mai à 18h30 au CRIJ de Bordeaux. "Pour ou contre l'Europe, venez témoigner!" + d'info

16/05/19 : Le candidat LR aux Élections Européennes François-Xavier Bellamy sera présent le 23 mai prochain 19h à Marans (17) en compagnie du député LR Christian Jacob, et de deux autres candidats LR aux Européennes, Christina Soroni et David Labiche.

15/05/19 : Niort : l'agglomération vient d'inaugurer de la nouvelle Pépinière d’Entreprises du Niortais située dans des anciens locaux du Credit Agricole, plus de 300m2 dédiés au coworking, 20 bureaux et des possibilités d’accueil événements sur 1000m2.

15/05/19 : Le 24 Mai, 180 choristes interpréteront le Magnificat de Jean-Emmanuel Filet, et le Credo pour 6 voix d’Alexis Duffaure, écrits pour chœur, orgue, cuivres et cloches. Deux créations mondiales, commandes de la Maîtrise de Bordeaux.+ d'info

14/05/19 : Le Conservatoires des Espaces Naturels organise en ce moment des inventaires d'amphibiens dans les mares de communes du nord de la Gironde. Pour l'aider dans sa mission, il lance un appel à bénévoles ayant des compétences naturalistes... ou non!+ d'info

13/05/19 : La sprinteuse talençaise Maroussia Paré est devenue Championne du Monde de relais 4 x 200m ce dimanche 12 mai avec l'Équipe de France d'athlétisme. La Coupe du Monde des Relais se déroulait à Yokohama, au Japon.

09/05/19 : Le musée Despiau-Wlérick à Mont-de-Marsan accueille une sculpture d'Aristide Maillol, La Méditerranée, prêtée pour 5 mois par le Musée d'Orsay. Première sculpture moderne de l'art statuaire du 20e siècle, cette œuvre sera visible jusqu'au 31 août.

09/05/19 : Du 14 au 25 mai, la médiathèque Les Étoiles, avec l'école municipale de musique de Villenave d'Ornon et les éditions Épilobe, organise l'expo Pop pop up autour des livres animés. L'artiste Bookigamiste exposera ses créations de livres pliés découpés.

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  • 18/05/19 | Préparation du sommet Youth7 à l'Hôtel de Région à Bordeaux 

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    Ce samedi 18 mai à 14h, Alain Rousset (président du Conseil régional de Nouvelle-Aquitaine) et Nathalie Lanzi (vice-présidente en charge de la jeunesse) accueillent le Youth7 (G7 des jeunes) pour un atelier de concertation afin de préparer le sommet, qui aura lieu le 9 au 14 juin à Paris. Ce sommet rassemblera une délégation de jeunes leaders de chaque pays du G7 et de l'Union européenne. Ils veulent attirer l’attention des chefs d’État et du gouvernement sur les préoccupations de leur génération.

  • 17/05/19 | 300 000 euros pour le commerce bordelais

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    La ville de Bordeaux, qui avait candidaté à un appel à projet lancé par le gouvernement à destination des centre-villes désertés depuis le début du mouvement des gilets jaunes recevra 300 000 euros sur une enveloppe totale d'environ cinq millions. Plusieurs actions seront engagées : une campagne de communication autour du slogan "Envie de Bordeaux", des tickets de tramway et des tarifs en baisse dans les parkings et des animations prévues par la Ronde des Quartiers, qui va rajouter 40 000 euros (70 000 euros pour la ville et 30 000 euros pour la CMA, la CCI, Keolis et Parcub).

  • 17/05/19 | Hossegor : lectures sur la vague !

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    La 5° édition du festival Lire sur la vague d'Hossegor se déroule du 22 au 25 mai prochains au Sporting Casino. L'évènement littéraire rassemble éditeurs et auteurs de la lecture jeunesse. Ainsi, les maisons Albin Michel, Actes Sud et l'École des Loisirs sont représentées, aux côtés d'une vingtaine d'auteurs. Au delà de rencontres avec les représentants du livres, diverses animations sont prévues, à l'image de courses d'orientation, théâtre ou autres ateliers d'illustration.

  • 17/05/19 | SEPANSO Aquitaine: Pierre Davant passe le relais

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    Le nouveau Conseil d'administration de la SEPANSO Aquitaine, vient d'élire un nouveau Président. Daniel Delestre, Président de la SEPANSO Gironde, ingénieur chimiste de formation, prend ainsi la suite de Pierre Davant qui, après avoir été l’initiateur de l'association, en avoir été Secrétaire général, puis l’avoir présidée, a souhaité passer la main en cette année qui fête les 50 ans de la création de l'association. Pierre Davant devient Président d'honneur et restera actif au sein du Conseil d'administration sur les Réserves Naturelles Nationales.

  • 17/05/19 | Pros : un premier salon d'achats "inversé" à Bordeaux !

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    Le Groupe CEVA Santé Animale organise le 21 mai la première édition du Salon ACHAT[S] au Hangar 14 à Bordeaux de 8h30 à 21h30. Pour ce salon d'achats "inversé", les exposants ne sont pas les fournisseurs, mais les acheteurs. Le groupe CEVA, basé à Libourne, veut créer une dynamique régionale innovante, en décidant de mettre les acheteurs au cœur du salon, qui rassemble 450 exposants et une quarantaine d'annonceurs. La vocation du salon ACHAT[S] est de favoriser le business local.

Les dossiers d'Aqui

La LGV Sud-Ouest Idées neuves en Nouvelle Aquitaine Innov'action et Agriculture

Agriculture | Interview: Franck Dubourdieu, le vin bio avance-t-il vraiment ?

19/04/2018 | Après les remous provoqués par les enquêtes successives sur l'usage des pesticides dans le vignoble bordelais, retour avec Franck Dubourdieu sur la lente transition des viticulteurs vers le bio

Franck Dubourdieu

Dans le vignoble bordelais Franck Dubourdieu occupe une place à part, et pas seulement parce qu'il porte un nom de famille indissociable de l'école oenologique girondine et de la qualité des vins. On lui doit entre autres un ouvrage sur "les grands Bordeaux" qui, à défaut de toujours faire l'unanimité, ne doit pas aux modes passagères fusent-elles importées d'Amérique. Mais ce n'est pas tout: depuis de nombreuses années le médecin qu'il fût, averti des dangers sous estimés des pesticides, s'est mis à l'écoute de la biodynamie et a accompagné le mouvement en faveur de la viticulture bio, et pas seulement en bordelais. Ce passage du conventionnel au bio qui avance lentement mais qui est de mieux en mieux maîtrisé par ceux qui ont fait ce choix. Son regard exigeant nous a semblé au moins aussi utile que les enquêtes à charge.

@qui.fr - Le 5 avril dernier, le Château Angélus, premier grand cru classé en Saint-Émilion, a annoncé son intention de convertir ses 42 hectares de vignobles au bio. Cette initiative n'est pas isolée : les Latour, Margaux et Climens sont parmi les exemples (prestigieux) de ces viticulteurs locaux opérant un récent "retour à la terre", au moment où la tempête provoquée par les reportages sur les pesticides s'est un peu calmée. Pensez-vous que ces initiatives de premier plan pourraient pousser l'orientation de ces pratiques à la hausse ?

Franck Dubourdieu - C'est une étape... Les premiers bio sont arrivés sans certification. Les gens les ont pris pour des fous. Il faut dire qu'ils n'étaient pas comme les autres pour abandonner la filière classique, se mettre en marge et faire autre chose. Jusqu'il y a cinq ans, on les traitait même de doux rêveurs, alors que c'est plutôt l'inverse…(...) Le bio en France n'est absolument pas l'œuvre des grands crus, c'est l'oeuvre de pionniers qui ont pris conscience du danger des pesticides avant tout, sans pour autant le voir partout. Conscients de l'épidémiologie, ils ont décidé de faire autrement. Même si c'était, pour la plupart de petits producteurs, ils y ont en même temps vu une manière de vendre différemment. Reste qu'ils ont réussi à s'adapter, même en vendant leur vin à trois ou quatre euros en bouteille. Malgré l'exemple Bourguignon ou, très tôt, les plus grands sont passés en bio, ce n'est pas pour ça que la Bourgogne a avancé plus vite. C'est pourtant triste que les grands crus se sentent aujourd'hui obligés d'y aller alors qu'ils en ont les moyens. On sait que Latour y arrive, mais c'est parce que la société civile a tellement poussé, en France comme ailleurs, qu'ils y sont forcés. Ils l'annoncent à l'avance; c'est un coup de pub, mais il y a quand même le risque de perdre encore plus gros que les petits. Ils ont des engagements à hauteur de leurs revenus, le risque qu'ils prennent à leur échelle est le même que les petits viticulteurs. Tout est bon pour faire avancer le navire, mais ce dernier avance tout doucement.  

@qui.fr - Au mois de mars, un premier pas politique a été fait lorsque les responsables du CIVB ont invité, dans une réunion de travail, deux farouches militantes anti-pesticides. En dehors du symbole, le nouveau Président du Conseil Interprofessionnel des Vins de Bordeaux, Allan Sichel, semble être resté sur la même ligne, en déclarant lors de cette réunion que le bio était "un itinéraire tenable, mais pas le seul", tout en réaffirmant que sa "position ne sera pas de convertir l'ensemble du vignoble au bio", et ce malgré la prise de plusieurs mesures agroenvironnementales importantes en 2017. Même si le "navire avance", tout le monde rame-t-il dans le même sens ? 

F.D - S'il n'y a pas suffisamment d'impulsion professionnelle, ça va être compliqué. Ce dont je me rends compte, c'est que grâce à Mr Sichel, les nombreuses associations en faveur de l'arrêt des pesticides sont rentrées en rapport et ont été invitées à des tables rondes au CIVB, ce qui est tout à fait nouveau. Le mot "bio", qui était exclu et combattu, est réutilisé alors même qu'à Bordeaux cela ne représente que 7% de la surface agricole utile, même si certains sont en train de se transformer.

Reste que les organisations bio font un vrai travail. Quand le viticulteur les contacte, elles ont tout ce qu'il faut pour aider à la transition, mais c'est assez insuffisant puisqu'on progresse peu. Dans le budget annuel du CIVB (37 millions d'euros), quasiment 20 millions sont dédiés au marketing et à la communication (en 2018 et 2019, le CIVB a réduit la voilure : un budget en baisse de 20% mais toujours 17 millions d'euros dédiés au marketing). Évidemment, Bordeaux porte la parole dans tous les pays du Monde, mais quand Le Monde fait un dossier entier sur les pesticides où Bordeaux en prend plein la gueule et que les émissions à charge sur les pesticides montrent toujours Bordeaux du doigt, on perd déjà énormément d'argent. Si une petite partie du budget était mis sur l'accompagnement de la transition, on pourrait le faire progresser. Le seul témoignage d'une non-utilisation de produits dangereux, c'est la certification. Je ne sais pas si cette démarche de conseil et de financement se fera, parce que selon eux, ce n'est pas dans les statuts d'aider plus un type de vigneron qu'un autre. Sauf que ce n'est pas un type de vignerons, c'est une question de santé publique. Toutes les mesures prises que vous citez, c'est déjà fait, mais ce n'est pas suffisant. Ce que les associations demandent, c'est qu'ils aident à l'arrêt total de l'utilisation des produits dangereux. C'est bien de prendre des mesures, mais la vraie mesure à prendre, c'est celle visant à aider les viticulteurs à changer de paradigme. 

@qui.fr - Concernant, justement, l'utilisation des pesticides dans la vignoble bordelais, la dernière enquête d'UFC Que Choisir datant de décembre 2017 le soulignait déjà : en quatre ans, la présence de pesticides dans les bouteilles de grands crus a été divisée par trois en moyenne, même si l'association de consommateur soulignait que des progrès restaient encore à faire. Le CIVB (encore lui), a, lors de son bilan de l'année 2016, tenu à Paris à la mi-mars, donné quelques chiffres plutôt encourageants, en précisant notamment que le niveau de vente des produits CMR-Cancérigènes Mutagènes Reprotoxiques (850 tonnes en 2016 contre 1800 en 2014) avait sensiblement baissé en trois ans, de même que les ventes d'herbicides (-35% entre 2015 et 2017). L'organisme allait même plus loin, en précisant que 55% du vignoble bordelais était "engagé dans une démarche environnementale". De votre point de vue, ces perspectives sont-elles réellement encourageantes ?

F.D - Comment vérifier ces chiffres ? La seule manière de vérifier, c'est la certification, encore une fois. Des tas de produits sont à la limite d'être des CMR et on ne les a pas mis dans la liste. Ces chiffres sont possibles, mais si du jour au lendemain on peut supprimer la moitié des CMR, pourquoi ne pas les supprimer totalement ? Pour valoriser davantage le passage au bio, il faut montrer ceux qui réussissent et qui, en plus, font des grands vins. Des chercheurs de l'INRA ont déjà démontré que les parcelles non désherbées de céréales, en particulier de maïs, ne produisaient pas moins que celles qui étaient désherbées.

@qui.fr - Et le goût qu'en est-il selon vous? Le vin bio a été longtemps pointé du doigt pour son manque de qualité?..

F. D - Le vin bio est souvent meilleur au goût que s'il ne l'était pas. Statistiquement, cependant, il vaut toujours mieux prendre un vin conventionnel mais on arrive à un stade où les chances de mauvais vins sont à peu près moitié/moitié. Indépendamment du goût, il est démontré que les vignes poussent mieux. Le spécialiste des maladies dégénératives François Dal a constaté qu'il y avait beaucoup moins, voire pas de maladies dégénératives dans les vignes qui sont en bio depuis dix ou quinze ans. Cela dit, elles produisent moins. Ces produits, qui stimulent la vigueur, sont des molécules azotées dont la majorité sont systémiques. Ça veut dire qu'elles traversent la cuticule de la plante et vont circuler dans la sève pour perfuser cette plante, même si son énergie va surtout sur les feuilles et moins sur le raisin. La maturité est retardée puisque pour qu'elle avance, il faut que la croissance végétative s'arrête (ce qu'on appelle le stress hydrique du mois d'août). En bio, on ne fait pas toutes ces prestations viticoles que les vieux vignerons ne voulaient pas faire parce qu'ils considéraient que c'était contre-nature. Les plants ont une croissance normale et il n'y a pas d'obligation de supprimer des promesses de récoltes - vendanges vertes - avec les deux corollaires suivants : précocité et richesse du raisin. Ils sont plus riches en acidité mais ils peuvent aussi être plus riches en alcool et, enfin, ils présentent une plus grande pureté aromatique parce que les résidus de pesticides qui sont tous à base de chlore, amènent des déviants, surtout quand la vendange est ramassée à la machine. Une partie des pesticides tombent durant la fermentation, mais les déviations aromatiques dues aux pesticides sont connues. 

Et ce ne sont pas les cépages résistants (un exemple récent a été donné par l'Inra au dernier Salon de l'Agriculture) qui vont nous faire sortir des pesticides. On ne peut pas remplacer plusieurs siècles de sélection vers la qualité des vins que nous avons par des cépages résistants. Il faut garder les nôtres mais les cultiver différemment. À Bordeaux, on trouve un vigneron qui a planté un cépage résistant, "Métissage" qui n'est pas dans le cahier des charges. D'entrée, il a été sélectionné à la Cité du Vin et il est vendu entre huit et neuf euros. Ce n'est pas du Pomerol, mais ça reste très bon. Le Ministre Stéphane Travert a dit qu'il ferait tout son possible pour que les vendeurs de produits chimiques ne soient plus ceux qui conseillent les agriculteurs et leur vendent des produits. Je ne sais pas vraiment comment il va faire pour changer ça… La guerre à faire, c'est celle contre l'agrochimie. Lors d'une dernière réunion, le CIVB a demandé aux sociétés agrochimiques de vendre des produits moins dangereux… On marche un peu sur la tête ! Le ravageur principal de la viticulture, c'est le mildiou même s'il y a d'autres maladies, or il s'avère que la mutation permanente du génome du mildiou fait qu'on supprime des CMR parce qu'elles sont inefficaces, mais on en fabrique d'autres qui, tous les ans, sont homologuées…. Il faut montrer davantage les bonnes initiatives, ce que n'a pas fait le documentaire de Cash Investigation qui était à charge. Il ne faut pas avoir peur qu'on vous le reproche politiquement. Tout est en train de changer. C'est comme un grand bateau qui avance, il y a plein d'éléments pour arriver à ce que les produits agricoles soient plus sains. 

Romain Béteille
Par Romain Béteille

Crédit Photo : RB

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