Aqui.fr - Une publication d'Aqui!Presse Aqui.fr - Partageons l'information en Nouvelle-Aquitaine et bien au delà

Edito | Ce G7 prendra-t-il une bouffée vivifiante d'air marin?

« Nous ne réussirons sans doute pas sur tout... » Sage précaution d'Emmanuel Macon dans cet exercice de pédagogie G7 à l'adresse des Français voulu ce samedi à 13 heures. En tout cas ce serait déjà une manière de réussite minimale si les Sept, fouettés par l'air vivifiant du Golfe de Gascogne et de la côte basque, tombaient d'accord pour apaiser cet abominable climat qui gouverne aujourd'hui les relations internationales, sur une planète en feu. Et, là, il n'est même pas certain que l'envoyé spécial des Etats-Unis fera le chemin nécessaire pour rejoindre le président français. Ses derniers coups de menton et tweets ravageurs pour annoncer la taxation maximale des vins français, en manière de rétorsion contre la décision française de taxer les GAFA, les ténors mondiaux de l'économie numérique, soulignent le mépris et le cynisme d'un personnage dont tous les faits et gestes - jusqu'où n'ira t'il pas? - sont dictés par l'obsession d'en reprendre pour quatre ans l'année prochaine.

 

Ne croyons pas, pour autant, que face à ce personnage l'Europe ne parlera que d'une seule voix. On aura noté, déjà, que l'annonce d'Emmanuel Macron de suspendre la participation française à l'accord entre l'Union et le Mercosur entraîne une réaction négative du président polonais du Conseil européen, Donald Tusk, avec une Allemagne qui n'est sans doute pas empressée de suivre la ligne Macron. L'hôte de l'Elysée a fait une manière de coup de politique intérieure, en jouant sur l'émotion et l'inquiétude suscitée par les incendies qui ravagent la forêt amazoniene et pointant l'attitude de cet autre président des Amériques qui fait peur, le brésilien Bolsonaro. Le monde agricole s'en est réjoui bien vite... Attendons ce qui émergera de ces débats pour mesurer ce que l'ambition présidentielle, notamment sur la question des inégalités, aura pu faire quelque peu bouger. En tout cas, aiguillonné par la présentation qui lui a été faite par La Nouvelle-Aquitaine du grand défi climatique qu'elle est la première région française à aborder, sérieusement, à travers « NéoTerra », il a semblé prendre la mesure du défi de la pollution qui affecte les Océans. A suivre. En annonçant qu'il rendrait compte aux français des travaux de ce sommet, Emmanuel Macron ne peut ignorer le scepticisme qui l'entoure et les inconvénients qu'il provoque, non plus que le grand rassemblement alternatif qu'il a suscité où le Pays basque a confirmé qu'il savait y faire sur le mode de l'organisation.

 

 

 

 

 

Joël Aubert
Joël Aubert

Crédit Photo :

Publié sur aqui.fr le 24/08/2019