Soutenez aqui.fr face au défi de la Nouvelle Aquitaine

21/01/18 : Les réactions stupéfaites et bouleversées se succèdent après la mort de Joan Taris élu Modem du Conseil régional adjoint au maire du Bouscat et directeur de cabinet du maire de Saint-Médard en Jalles. Joan Taris 41 ans s'est donné la mort ce dimanche

19/01/18 : Charente-Maritime : Air France et l'aéroport de La Rochelle-Ré annoncent une nouvelle ouverture de ligne pour cette année. L'annonce officielle sera faite mardi prochain.

19/01/18 : Le Conseil d’administration de l’université de Bordeaux a réélu Manuel Tunon de Lara à sa présidence. Antoine de Daruvar, directeur de l’école doctorale des Sciences de la vie et de la santé prend la vice-présidence suite à Dean Lewis.

18/01/18 : "Progrès et Sagesse": ce sera le thème de la 24° Université Hommes-Entreprise du CECA les 30 et 31 août au Château Smith Haut Lafitte. Il y sera question d'éthique et de sens, en particulier celui de l'intelligence artificielle: bienfait ou menace?

16/01/18 : France Télévision a compris l'utilité de France 3 Euskal Herri au Pays basque. Les sept minutes quotidiennes ont été maintenues, dans l'état. C'est à dire dans sa structure au studio des allées Marines de Bayonne et non prestataire de reportages

16/01/18 : Cyrille Guimard, sélectionneur de l'équipe de France de cyclisme, parrainera la 23e édition du Tour de Lot-et-Garonne et sa cyclosportive les 14 et 15 avril prochains.

16/01/18 : L'agglo de La Rochelle a été choisie par le cabinet Missions Publiques pour faire partie des 4 collectivités françaises à organiser un débat publique atour de l'essor des transports sans conducteur, le 27/01 de 9h à 17h. Inscription : debatcitoyen.fr

15/01/18 : La Rochelle participe à la 2e Nuit de la lecture samedi 20 janvier de 16h30 à minuit à la médiathèque de Villeneuve-les-Salines et dans le Hall de l’Agora au Centre social. Au programme : des lectures et des animations variées. Tout public. Gratuit.

13/01/18 : Cognac: les Trophées du vin 2018 ont récompensé le 11 janvier l'association cognaçaise Les Etapes du cognac avec le prix "meilleur accueil dans le vignoble", récompensant son développement de l'oenotourisme sur le territoire.

11/01/18 : Opération de régulation des sangliers à Agen et Foulayronnes. Un grand nombre de sangliers a été signalé et confirmé dans ces deux communes. Les services de l’Etat ont donc décidé d'organiser des opérations de régulation jusqu’au 28 février inclus.

- Publicité -
S’abonner ici !
proprietes-rurales.com
- Publicité -
  • 19/01/18 | Didier Pourquery nommé président de Cap Sciences

    Lire

    Didier Pourquery devient le nouveau président de Cap Sciences, centre de culture scientifique technique et industrielle de Bordeaux. Elu à l'unanimité du Conseil d'Administration de Cap Sciences ce 18 janvier Didier Pourquery, Floiracais d'origine, partage son temps entre Bordeaux et Paris où il est directeur des rédactions de The Conversation (theconversation.fr), site de médiation scientifique alliant expertise universitaire et exigence journalistique. Diplômé de l'Institut d'Etudes Politiques de Paris et de l'ESSEC, Didier Pourquery a notamment été rédacteur en chef de Science et Vie Économie et de La Tribune

  • 19/01/18 | Charente-Maritime : Rochefort passe en mode doux

    Lire

    La ville de Rochefort est en train de repenser complètement son approche de la circulation, dans le but de développer les transports doux. Après quelques travaux de voirie, la ville s'engage plus fort dans son projet en rétrécissant la largeur de certaines voies principales et en aménageant des trottoirs mixte piétons/vélos. Le triangle des avenues Rochambeau, des Déportés-Fusillés et de la rue Auguste-Roux sera assimilé à la zone 30 qui couvre le reste du centre-ville de Rochefort.

  • 17/01/18 | Le Reggae Sun Ska repart en Médoc

    Lire

    Clap de fin pour la version "campus" du Reggae Sun Ska. À la suite d'un courrier et de plusieurs échanges téléphoniques avec les maires de Pessac, Talence et Gradignan soulignant des plaintes de riverains soumis à des "nuisances sonores", la 21ème édition du festival se délocalise. Elle aura lieu sur le domaine de Nodris, à Vertheuil, pouvant accueillir 12 000 festivaliers par jour (contre 27 000 sur le campus). Ce mercredi, les premiers noms de la programmation annoncent notamment Jimmy Cliff en tête d'affiche.

  • 17/01/18 | Le trafic de l'aéroport de Biarritz Pays-Basque: +4,7%

    Lire

    Les gestionnaires de l'aéroport de Biarritz Pays basque pourront avoir le sourire lors de la présentation des vœux la semaine prochaine. Si les chiffres de décembre ont connu une légère baisse, (74 091 passagers contre 74 727 en 2016) vraisemblablement en raison de l'enneigement précoce des stations de sports d'hiver, en revanche 2017 affiche des chiffres flamboyants avec 1 190 991 passagers, soit une augmentation de 4,88% qui confirme largement sa place de deuxième plateforme aéroportuaire de la Nouvelle-Aquitaine.

  • 17/01/18 | Contrat juteux pour Gaz de Bordeaux

    Lire

    La SAS Gaz de Bordeaux peut se frotter les mains : elle vient de décrocher un marché auprès de la Direction des Achats de l'État pour fournir plus de 2000 sites en gaz naturel pendant deux ans. Parmi eux, on retrouve la Cour des Comptes, Météo France, plusieurs ministères mais aussi l'ensemble des centres pénitentiaires de France. En 2016, cette société possédée par Régaz dont Bordeaux Métropole est actionnaire à 51,93% a réalisé un chiffre d'affaires de 355 millions d'euros, dont 70% hors Gironde.

Les dossiers d'Aqui

La LGV Sud-Ouest Idées neuves en Nouvelle Aquitaine Innov'action et Agriculture

Culture | Pau et Pays de l’Adour : l’université aborde sa révolution

24/09/2017 | Le label I-Site va entrainer de profonds changements au sein de l’UPPA. Mais la bataille menée sur le budget demeure

Mohamed Amara (3e en partant de la g.) entouré de Olivier Lecucq, vice-président ; Pierre Chabasse, directeur général des services, et Gilles Pijaudier-Cabot, directeur executif de E2S-UPPA

« Les plateformes expérimentales dont nous disposons nous permettent de travailler sur des objets allant du milliardième de mètre au kilomètre » se plait à rappeler Mohamed Amara, le président de l’Université de Pau et des Pays de l’Adour. Cette force de frappe scientifique et ce savoir-faire ont joué leur rôle dans l’attribution du label I-Site qui lui a été accordé. Pour les personnels et les 13 000 étudiants rassemblés par l'UPPA dans les Pyrénées-Atlantiques, les Landes et les Hautes-Pyrénées, l’aventure ne fait cependant que commencer. Car obtenir une reconnaissance que bon nombre de structures universitaires envient en France est une chose. Mener à bien les projets que cela sous-tend et se réorganiser en conséquence en est une autre. Retour sur une ambition.

A chacun sa spécialité. Parce que la région et le tissu industriel environnant s’y prêtent, le label Initiative-Science-Innovation-Territoires-Economie (I-SITE)  accordé à l’UPPA est consacré à la recherche de solutions pour l’énergie et l’environnement. Ce qui recouvre toutes les questions liées aux géo-ressources, à la transition énergétique et à la protection de l’environnement.

Non seulement ce titre lui permet d’engranger 6 millions d’euros de subventions d’Etat  par an jusqu’en 2021, mais il constitue également une reconnaissance exceptionnelle. Seules huit autres universités françaises en bénéficient, et cencore, certaines d'entre elles pour deux ans seulement.

« Tout le monde ne mesure pas la chance que cela représente pour le sud-aquitain où Bordeaux a également obtenu cette reconnaissance" constate Mohamed Amara. " De vrais déserts existent en effet en France dans ce domaine : la Bretagne, le Centre, Poitiers, Limoges, Orléans, Amiens ». Même Toulouse n’a pas réussi à être sélectionnée, remarque-t-on dans les Pyrénées-Atlantiques.  

« Or, imaginez ce que peut devenir un territoire ayant un rayonnement européen ». Car l’enjeu est bien là : devenir visible et opérant au niveau international. Tout en renforçant les liens noués avec de multiples partenaires industriels et académiques.

Des cerveaux à recruter

Cette évolution, qui va modifier l’université sudiste en profondeur, devrait  amener l'UPPA à recruter des cerveaux au niveau européen, voire mondial.

« L’objectif est de développer l’excellence en matière de recherche et de formation. Dans quatre ans, nous devrons avoir augmenté de 50% le nombre de nos doctorants. Et dans dix ans, nous aurons autant de partenaires industriels que l’on a de chercheurs ». 

Les recrutements effectués par l’université demeureront toutefois pluridisciplinaires, tient à préciser Mohamed Amara. Ce qui signifie que les « sciences dures » n'effaceront pas les sciences sociales et le droit. « Des domaines qui doivent également être pris en compte dans le travail mené en matière d'énergie et d'environnement ».

La mobilisation est générale

Sur le plan patrique, la labellisation I-SITE a entrainé le lancement de 7 appels à projets depuis le mois de mai. Ceux-ci touchent aussi bien à la recherche qu'à la formation et au soutien apporté aux étudiants méritants. 

Dans la foulée, l’UPPA a décidé de mettre en valeur ses capacités techniques en créant un nouveau service universitaire : l’UPPATECH. Il réunira l’ensemble des plateaux expérimentaux de l’université et il lui permettra de proposer une offre de « recherche et développement » ainsi que des prestations technologiques à ses partenaires extérieurs.

Les liens noués avec le secteur privé seront par ailleurs renforcés par l’association CEPyA qui réunit les entreprises du territoire. et va être lancée fin septembre. Ce regroupement concerne plusieurs centaines d’intervenants spécialisés dans les domaines des matériaux, de l’énergie, des géosciences, du BTP et de l’agro-alimentaire.

Autre corde à l’imposant arc dont dispose l’UPPA, l’université sudiste coordonne un projet de recherche international destiné à créer une Ecole européenne sur la feuille artificielle. Ce dispositif est basé sur le principe de la photosynthèse. Il permet de produire des « carburants solaires » tel que l’hydrogène H2 ou des matières premières sous forme stable et stockable. On n'arrête pas le progrès.

Enfin, l’université de Pau et des Pays de l'Adour continue à améliorer ses infrastructures numériques. Tout comme elle va créer en Gironde un laboratoire commun consacré aux sciences appliquées au génie électrique. Il sera installé sur le site du CEA-CESTA, une antenne du Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives.

Ce sera le 5e laboratoire de ce type créé par l’UPPA avec des entreprises externes. Les précédents ont été mis en place avec Total, Urgo et Nobatek-INEF4.

Bienvenue chez nous

Voilà pour les nouveautés. D'autres projets ou chantiers viennent s'y ajouter.

Un « Welcome Center » sera par exemple ouvert en janvier par l’UPPA. Car l'université  veut accroitre de 30% en quatre ans le nombre de ses étudiants en master et leur délivrer un cours sur deux en anglais. Le centre d'accueil les aidera à mieux s’intégrer dans notre région, y compris sur le plan culturel. Quitte, peut être,  à s' installer un jour dans la région. « Les entreprises locales sont très intéressées ».

Ajoutez à cela la construction de bâtiments comme la halle technologique très haut débit de Mont-de-Marsan. Sans oublier les futurs locaux des instituts de recherche IPREM II (environnement et matériaux) et IPRA II (recherches appliquées), ou encore l’Isalab qui abritera l’école d’ingénieurs ainsi que des unités de recherche à Anglet.

L’urgence basque

Cette lourde feuille de route amène aussi Mohamed Amara à évoquer la nécessité d’aménager en équipements numériques les salles d’enseignement généraliste dont l’université dispose tant à Mont-de-Marsan, à Anglet qu’à Tarbes.

Une priorité sera accordée ici au Pays Basque. " Nous y rencontrons en effet un vrai problème de non-poursuite d’études supérieures lié au spectre de formations. Alors que ce territoire possède l’un des taux de réussite au bac les plus élevés en Aquitaine. Il nous faut utiliser les moyens que nous donne la technologie pour mieux couvrir les secteurs sur lesquels nous intervenons ».

A l'inverse, l’afflux de demandes en STAPS  - c’est-à-dire en licence de sciences et techniques des activités physiques et sportives -  commence à poser de sérieux problème à Tarbes. « Il risque d’y avoir raz-de-marée » s’inquiète le président de l’UPPA avant d’évoquer une autre préoccupation : les étudiants qui, pour de multiples raisons, échouent en première année de fac.

Pour lutter contre le phénomène, l’UPPA va ouvrir pour la première fois l’ensemble de ses campus aux lycéens. Cette initiative les aidera à mieux choisir leur formation future, mais aussi à mesurer la charge de travail qui les attend . Histoire d'éviter les erreurs de parcours. Ces temps d’immersion pour futurs bacheliers seront proposés du 23 au 27 octobre 2017 et du 12 au 16 février 2018.

Budget : « Une main attachée dans le dos »

Quant au nerf de la guerre, autrement dit l’argent, il fait l’objet d’une bataille permanente.

En dépit de l’aide reçue pour l’I-Site, l’Université de Pau et des Pays de l’Adour continue en effet à afficher un déficit de 2 millions d’euros. « Nos recettes couvrent nos dépenses. Mais c’est le résultat d’exploitation qui est problématique » commente Mohamed Amara.

De là à déplorer un modèle administratif qui s’essouffle en France, il n'y a qu'un pas.

« Je ne suis pas certain que l’Etat soit capable de suivre l’évolution naturelle des universités en matière de masse salariale. Que faisons-nous pour les aider à disposer de ressources propres ? Des carcans réglementaires nous empêchent d’aller chercher des ressources industrielles."

« Même s’il affirme que les universités sont autonomes, l’Etat veut fonctionner en ayant la main sur tout. Dans le même temps, il est incapable de payer ses fonctionnaires. Permettre à des gens qui font plus que ce que leur demande leur statut d'être rétribués, est pourtant la moindre des choses.  Que l’on change de modèle ! »

D’autres universités européennes ne connaissent pas ces freins, constate-t-il. « A Chalmers, en Suède, beaucoup de personnes-clés viennent du privé. Comment fait-on pour les accueillir si on n’a pas les outils ? Encore une fois, c’est une question de statut et de capacité à les payer. En fait, aujourd'hui en France, on se bat un peu avec une main attachée dans le dos ».

Jean-Jacques Nicomette
Par Jean-Jacques Nicomette

Crédit Photo : Aqui.fr

Partager sur Facebook
Vu par vous
14939
Aimé par vous
0 J'aime
Les réaction
0 réaction
Envoyer par email
Email
Convertir en PDF
PDF
Imprimer cet article
Imprimer
Culture
Culture
Retour à la page d'accueil
Accueil
Aucune réaction à cet article pour le moment. A vous de jouer !

Nom * :
Email * :
Texte :
Combien font 23 + 7 ?*

Toutes les réactions sont soumises à validation de la rédaction d'Aqui avant leur publication sur le site. Conformément à l'article 10 du décret du 29 octobre 2009, les internautes peuvent signaler tout contenu illicite à la rédaction d'aqui.fr qui s'engage à mettre en oeuvre les moyens nécessaires à la suppression des dits contenus.

* champs obligatoires

J'aime aqui, je le soutiens ! Aqui!Presse - Affichez Vous chez Nous ! J'aime aqui, je le soutiens !