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04/07/20 : Beynac : Entre 250 et 300 personnes pro-déviation se sont réunis ce samedi matin pour que le chantier soit poursuivi, malgré la décision du conseil d'Etat, parmi elles, les maires des 4 communes concernées le président du Département Germinal Peiro.

03/07/20 : Le 1er juillet, la préfecture de la Dordogne a publié un "arrêté portant prescriptions au Département relatives aux travaux de démolition des éléments construits dans le cadre du projet de contournement du bourg de Beynac-et-Cazenac.

03/07/20 : Suite à la démission d'Edouard Philippe, c'est Jean Castex, haut-fonctionnaire coordonnateur de la stratégie nationale de déconfinement, qui a été nommé Premier Ministre. Charge à lui de former un nouveau Gouvernement.

03/07/20 : Deux-Sèvres : les 12 Marchés des Producteurs de Pays auront bien lieu cet été. Les communes s'organisent pour accueillir au mieux les producteurs et consommateurs. Pensez à apporter vos couverts, gobelets et serviettes non jetables!

03/07/20 : Édouard Philippe a remis la démission de son gouvernement ce vendredi 3 juillet. Démission acceptée par l'Elysée.

30/06/20 : La Rochelle : Les inscriptions à L'université sont ouvertes du jeudi 2 au vendredi 17 juillet jusqu’à midi pour les néobacheliers et les étudiants admis en Master 1ère année. Dernière chance entre le 25 août et le 11 septembre jusqu’à 23h.

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  • 07/07/20 | Sécheresse : le département de la Haute-Vienne placé en vigilance

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    En Haute-Vienne, le débit des cours d’eau ainsi que le niveau des eaux souterraines accusent une baisse régulière préjudiciable aux milieux aquatiques et au niveau global de la ressource. Dans ces conditions, le préfet a décidé de prendre un arrêté reconnaissant cet état de vigilance pour l’ensemble du département. Tous les usagers de l’eau sont appelés à faire preuve de civisme et d’éco-responsablilité en modérant leur consommation.

  • 07/07/20 | Charente-Maritime : un emprunt de 22 millions € pour le Département

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    Le Département 17 tient sa session d'été du 6 au 10 juillet. Les finances y tiennent une place importante. Son président Dominique Bussereau estime à 47 millions € les recettes en moins d'ici fin 2020. Dont 40 millions rien qu'en droit de mutation. Se prévoyant une marge, le président met au vote cette semaine un budget supplémentaire à 57 millions €, avec un emprunt à 22 millions. Cinq millions seront dévolus aux primes des agents, 2 millions aux associations et 12 millions pour les routes.

  • 07/07/20 | Lascaux lance sa saison estivale

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    Les visiteurs étaient au rendez-vous avec plus de 5000 personnes accueillies lors du week-end de réouverture de Lascaux, les 4 et 5 juillet. Les visiteurs peuvent profiter tout l'été de visites "prestige", organisées chaque fin de journée pour ceux qui veulent se retrouver en tout petit groupe (12 personnes maximum), loin de l'affluence de la journée et avec un médiateur pendant deux heures. Des sessions acoustiques seront organisées tous les 15 jours au sein de la reproduction de la grotte. Plus d'infos : www.lascaux.fr

  • 07/07/20 | Un plan de développement ambitieux pour le Futuroscope

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    Le Département de la Vienne et le Futuroscope consolident leur partenariat. L’Assemblée Départementale a voté à l’unanimité lors de la Décision Modificative du 3 juillet un cadre juridique sécurisé qui permet au Futuroscope d'évoluer. Ce plan passe par la conception de trois attractions majeures, la création d’une nouvelle zone de tourisme et loisirs, un « Resort » aux portes du Parc, intégrant sur 224 000 m2 supplémentaires, deux hôtels thématisés, un restaurant nouvelle génération et un parc aqua-ludique. C’est un ambitieux plan d’investissements de 304 millions d’euros qui va voir le jour d’ici 2030.

  • 07/07/20 | Le barrage hydroélectrique EDF de Vassivière réouvre ses visites

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    Le barrage hydroélectrique EDF de Vassivière va reprendre les visites guidées à partir du vendredi 10 juillet. L'occasion de découvrir ce site qui produit grâce à l’eau de la rivière Maulde l’équivalent de la consommation en électricité d’une ville de 40 000 habitants chaque année. Le port du masque est obligatoire et les horaires de visites ont été réaménagés pour permettre d’accueillir du public en toute sécurité. Visites en extérieur uniquement et réservation obligatoire au 05 34 39 88 70 ou à visites.edf.vassiviere@manatour.fr

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La LGV Sud-Ouest Idées neuves en Nouvelle Aquitaine Innov'action et Agriculture

Société | Entre Cenon et Bordeaux, le marché de retour en ville

13/05/2020 | Ce mercredi, le marché de la place François Mitterand à Cenon a repris du service, non sans consignes : port du masque, gel à l'entrée, nombre de clients limités... On fait le point.

marché cenon

Ce mercredi, malgré le temps peu clément, beaucoup de marchés et de commerçants ont repris du service. Entre Bordeaux et Cenon, les commerçants de la métropole ont tenté de retrouver leur clientèle habituelle, un peu perdue après deux mois de confinement. Sac à la main, masque sur le nez, nous avons sondé les premiers consommateurs et vendeurs à oser franchir le pas. Deux jours après le début du déconfinement national, entre les tomates et les fruits de mer remplissant leurs paniers, ils racontent.

Certains diraient "en douceur", d'autres "timide". Ce mercredi 13 mai, de nombreux marchés ont repris en Gironde comme partout ailleurs, dans des conditions particulières : barriérage, espacement des commerçants, distanciation... À Bordeaux, la pluie n'aide pas non plus l'affluence. Vers 9h, le petit marché du quartier de Saint-Augustin ne fait pas vraiment carton plein. Lionel Kabous, qui fait partie du réseau du Pain des Compagnons, termine sa pause clope en surveillant les clients qui voudraient lui acheter du pain ou des pâtisseries. Pour lui, c'est le premier jour de reprise à Bordeaux. Habituellement, Lionel fait six marchés dans la semaine. Aujourd'hui, il navigue entre la réouverture de Martignas et celle de Saint-Aubin, le vendredi matin. "Ca aide à limiter la casse. On a eu des aides tous les mois, environ 1500 euros. Ça nous a permis de tenir le coup jusque-là. On a testé le drive pendant deux semaines, mais ça n'a pas trop marché". Six mois de présence, ça ne constitue pas vraiment un carnet d'adresse pour Lionel, travailleur indépendant, qui dit avoir subi environ 60% de baisse de son chiffre d'affaires habituel en avril.  "Aujourd'hui, on vient avec moins de marchandises, ce qui nous fait moins de frais. Nos charges sont aussi gelées, mais on se demande comment on va faire pour la suite. Le plus compliqué, ce n'est pas vraiment le confinement, c'est plutôt l'après. Heureusement, en tant qu'indépendants, on avait un peu de trésorerie d'avant. En se serrant un peu la ceinture, on s'en sort". Les gens, il l'admet, son "encore frileux. On espère qu'on va se relancer petit à petit".

Réguliers et nouveaux venus

Une heure plus tard dans la matinée, le marché de la place François Mitterrand, à Cenon, à réouvert dans des conditions particulières. Tout autour de la place, les barrières sont là pour dire qu'on ne peut pas rentrer n'importe où. À l'entrée, des responsables et agents municipaux sont là pour diriger le sens de circulation, inciter les gens à utiliser les distributeurs de gel hydroalcoolique et aiguiller les quelques âmes, un peu perdues, qui chercheraient la sortie. Jean-Marc Simounet, adjoint au maire en charge du développement économique, est sur le pont depuis ce matin. "C'était la volonté du maire de rouvrir ce marché, les commerçants étaient en attente", confirme-t-il au moment où de nouveaux clients rentrent à l'intérieur du "sas", pour lequel la vigilance est de mise. "On a décidé de réserver cette réouverture aux abonnés alimentaires, autrement dit aux réguliers qui viennent d'habitude tous les mercredis. On n'a aucun stand de tissu, aucun vêtement, et les consignes sont strictes pour maîtriser les flux : un barriérage, entrée et sortie uniques et une régulation du nombre de personnes à l'intérieur de la zone". La consigne de la mairie est claire : pas plus de 200 personnes dans le périmètre. Morgane est dans le lot. Masque sur le nez, sac à la main, elle n'a pas beaucoup changé ses habitudes, même si le marché des Capucins a aidé à les maintenir. "Globalement, c'est un peu moins cher, même si ce matin c'est un peu vide, c'est bien de voir des producteurs locaux. Je m'en sors, j'ai ce qu'il faut pour la semaine". Dans son sac en toile, salade, pommes et tomates essaient de se faire une place. Chez les vendeurs de légumes, l'affluence ne désemplit pas.

"Ca travaillotte un peu"

Pour les vendeurs de fruits de mer et de poissons, en revanche, c'est un peu plus compliqué. Jean-Michel Ruidavets reprend officiellement ce mercredi, au rythme de quatre marchés par semaine (Cenon, Saint-Astier, Bazas et Bordeaux). Comment a-t-il vécu les deux derniers mois ? Sa réponse est limpide : "très mal. Notre patron a réussi à payer nos sept salaires, mais si on avait vécu ça un mois de plus, on était mort, on perdait la boutique". Sur le stand, approvisionné directement à la criée, le chaland ne se bouscule pas. "C'est très mou ce matin. Les gens ont peut-être peur, je sais pas... en tout cas c'est pas comme d'habitude". Gants, barrières, gel, tout est pourtant là, même l'odeur insistante. Les quelques drives  (à La Teste et Arcachon) n'ont pas vraiment permis de faire la différence, et les prix ont logiquement gonflé, comme partout. 4,99 euros le kilo de pommes de terre, 2,20 euros pour les citrons, 2,50 euros pour les pommes... La reprise est timide, même si le retour du beau temps, prévu pour ce week-end, laisse Jean-Michel espérer. Didier Corne, qui vend les produits issus de producteurs de fromage de la vallée d'Ossau sur un tout petit stand, juse à côté de l'entrée, est plus optimiste. "Malgré le temps, on peut dire que c'est plutôt bien organisé". Habitué du marché du Bouscat et partisan de ceux des Landes, Dudier a "un peu travaillé", durant le confinement.

"On n'a pas fait le chiffre habituel, mais on a pu se maintenir un peu. L'attrait pour le local a beaucoup fonctionné, même sur les petits marchés, les gens se sont mis à cuisiner et à manger différemment, pour moi ça a compensé le manque à gagner, même si je pense être une exception. Aujourd'hui, je ne m'attendais pas à un très gros marché avec le temps. Ça travaillotte un peu mais les gens sont contents de nous revoir, ils viennent parler, ça leur fait plaisir". La reprise, pout tout le monde, n'a pas vraiment de visage. Sauf, peut-être, celui de l'incertitude. Pas de poulet pour une cliente. Une deuxième, aide à domicile, s'en sort bien avec une dose généreuse de coriandre. "Globalement, c'est moins cher ici qu'en supermarché. Par contre, côté distanciation, je n'ai pas l'impression que ce soit trop respecté...". Tâtonnants, les marchés ? Oui, d'autant que les nouvelles habitudes de consommation ont rendu la concurrence plus rude encore : selon le groupe Nielsen, les ventes en ligne représentent "environ 10% du marché des produits de grande consommation", contre moins de 6% en 2019. Grâce aux drives, le France demeure championne de l'alimentaire online en Europe. Le premier week-end de déconfinement, à la météo clémente, devrait permettre d'y voir plus clair pour les commerçants locaux.

Romain Béteille
Par Romain Béteille

Crédit Photo : RB

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