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25/04/18 : Les 28 et 29 avril, c'est la troisième édition du Printemps de Caudéran (Bordeaux). Au menu : animations sur la nature, le jardin, ateliers de bouturage ou musique végétale (!). Un programme éclectique à retrouver sur www.bordeaux.fr/e149093

25/04/18 : Angoulême : le festival du film court commence aujourd'hui avec une cérémonie d'ouverture à 18h30 à la Maison des Peuples et de la Paix (entrée libre), suivit d'un quizz cinéma au Rockn'Bol à 21h. 75 films sont à découvrir durant 4 jours sur 9 sites.

24/04/18 : Charente-Maritime : pendant la semaine de vacances du 16 au 22 avril, 14 accidents sont à déplorer sur les routes du département, au cours desquels 2 personnes ont perdu la vie, et 19 ont été blessées.

24/04/18 : La CCI de Bordeaux Gironde a remis ce mardi 24 avril le label national "Qualité tourisme" aux Galeries Lafayettes Bordeaux. Il s'agit du premier commerce néo-aquitain labellisé, et la Chambre a indiqué que d'autres pourraient suivre.

24/04/18 : Après Port-Vendres ce week-end, L'Hermione est attendue demain à Nice pour une escale de 24h. Elle rejoindra ensuite Bastia où elle sera visible du 27 au 29 avril.

19/04/18 : Dans le cadre du championnat de France du jeu d'échecs jeunes qui se tient à Agen, Anatoli Karpov, champion du monde de cette discipline de 1975 à 1985 et de 1993 à 1999, sera reçu à l'Hôtel de ville d'Agen le samedi 21 avril à 19 h.

19/04/18 : La Maison de l'Europe de Lot-et-Garonne/CIED est à la recherche d'un service civique à compter du mois de mai pour une mission de huit mois à raison de 30h/semaine. Plus d'infos : 05 53 66 47 59

12/04/18 : Le Pôle Agri Sud-Ouest Innovation vient de renouveler son conseil d’administration, son bureau et sa gouvernance pour assurer sa représentativité sur l’ensemble des territoires couverts. Daniel Segonds a été réélu à la présidence du Pôle.

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  • 25/04/18 | Les logiciels libres à la une en novembre

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    Les 6 et 7 novembre, le pôle de compétences en logiciels libres Aquinetic (basé à Pessac) organise une nouvelle manifestation professionnelle d'envergure internationale autour du logiciel libre: B-Boost. Avec pour thème «Open Digital Transformation», l'évènement s'articulera autour des notions d'expertise (90 conférences sur 2 jours) et de business (30 stands d'entreprises Open-source de Nouvelle-Aquitaine et de toute la France). Appuyé par de nombreux acteurs nationaux et locaux, le pôle vient d'obtenir un soutien de 75 000€ voté par les élus régionaux ce 23 avril pour l'organisation de ce rendez-vous.

  • 24/04/18 | Bordeaux: Solidarité alimentaire, parlons-en avec Les Amis d'Aqui!

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    Ce sera ce vendredi 27 avril à 18h30, au Café Maritime à Bordeaux (1), dans la foulée de l'Assemblée générale des Amis d'Aqui.fr nous débattrons, à l'heure où la précarité ne recule pas, du thème «  La solidarité alimentaire : du don à l’engagement » avec la participation de Pierre Pouget, vice-président de la Banque alimentaire de Bordeaux et de la Gironde et de ses partenaires de la distribution. 1. Tram B : Cité du Vin

  • 24/04/18 | Agriculture : découvrir les races anciennes à La Rochelle

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    Le Conservatoire des REssources GÈNEtiques du centre ouest atlantique organise les Journées du Patrimoine Vivant, les 28 et 29 avril au square Bobinec à La Rochelle. Le CREGENE fédère l'ensemble des associations de sauvegarde des races et variétés locales. Cette manifestation a pour objectif de sensibiliser les citoyens à la protection de la biodiversité élevée et cultivée. Sont attendus de nombreux animaux et producteurs, ceux-ci viendront à la rencontre du public et feront déguster leurs produits.

  • 24/04/18 | La CCI Gironde veut récompenser l'accueil touristique

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    La CCI de Bordeaux Gironde souhaite renforcer ses actions en matière d'accueil touristique dans le département. En plus d'un programme local gratuit (composé d'un "memento de l'accueil" et de mini-formations) d'une appli et d'un guide (Bordeaux Shopping), la CCI lance la première édition des "Trophées de l'accueil", concours annuel pour les professionnels du tourisme et les commerçants. Récompensant quatre catégories d'activité (commerçants, restaurateurs, hébergeurs, gestionnaires d'activité), les inscriptions pour ce concours, dont la remise des prix aura lieu en novembre, se terminent le 30 juin.

  • 23/04/18 | Une étude d'impact sur un projet commercial à Coutras

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    La CCI de Bordeaux Gironde a confirmé ce lundi le lancement d'une étude d'impact indépendante (mais qu'elle finance) pour mesurer l'impact réel du projet de village des marques de Coutras. Ce projet ambitieux piloté par Vinci comprend immobilier et la société autrichienne "Im Wind" comprendra 22 000 mètres carrés de surfaces commerciales, pour un coût avoisinant les 80 millions d'euros. La commission départementale d'aménagement commerciale devrait, elle, rendre son avis sur la pertinence d'un tel projet dans les semaines à venir, gageons que l'étude d'impact l'y aidera peut-être.

Les dossiers d'Aqui

La LGV Sud-Ouest Idées neuves en Nouvelle Aquitaine Innov'action et Agriculture

Société | Les jeunes girondins s’emparent des inégalités de genre

30/11/2017 | Pour les nouveaux élus du conseil départemental des jeunes de Gironde, l’inégalité entre filles et garçons au collège reste un réel problème.

Ouverture du conseil départemental des jeunes

L’assemblée départementale des jeunes de la Gironde constitue un outil privilégié d’éducation à la citoyenneté des collégiens, qui permet de prendre « le pouls » d’une génération. Les conseillers départementaux jeunes (CDJ) représentent leur collège et s’initient à la vie publique en travaillant par commissions thématiques. Depuis deux ans, la CDJ a innové dans son fonctionnement avec l’objectif de devenir une pépinière à idées sur l’égalité entre les filles et les garçons.

De loin, dans l’amphithéâtre Badinter de l’immeuble de Gironde, on aurait pu croire qu’il s’agissait d’une banale réunion des élus du département. De plus près, les trousses colorées, les cahiers grands carreaux et les petites tailles des élus donnent des indices sur la spécificité du conseil. Aujourd’hui c’est la « CDJ », le Conseil départemental des jeunes. Créé en 1989, le Conseil départemental des jeunes de Gironde est composé de collégiennes et collégiens, issus des classes de 5ème et 4ème, élus par leurs pairs, pour une année. Près de 220 enfants sont issus de 91 Collèges publics, 14 collèges privés, 4 maisons familiales et rurales et pour la première fois un institut médico-éducatif a également participé. Le Conseil départemental des jeunes de la Gironde est le conseil de jeunes le plus conséquent de France, et cela pour la seconde année consécutive.

"Un mégaphone de la jeunesse"

Et ce n’est pas un hasard si le Conseil départemental des jeunes de la Gironde regroupe le plus d’élèves. En effet, pour la deuxième année consécutive, le nombre d’élus a doublé dans un souci d’égalité. A la manière des adultes, les enfants sont élus grâce à un scrutin binominal paritaire organisé dans leurs établissements. Il n’y a donc plus un mais deux élus : une fille et un garçon. Cette innovation est décrite comme une « action emblématique de la délégation » par Clara Azevedo, conseillère départementale déléguée à l’égalité femmes-hommes et présidente de la commission jeunesse. Pourtant avant ce nouveau suffrage, Adeline Bourgeois, chargée de mission jeunesse et citoyenneté pour le département de la Gironde, soutient que l’assemblée atteignait « presque la parité naturellement ». Aujourd’hui il n’y a plus de « presque égalité », le conseil est paritaire. Et cela malgré une contrainte financière qui s’est vue chamboulée. Si le nombre des élus a été multiplié par deux, le budget, lui, tente de ne pas suivre la même cadence, passant de 53 000 € à 83 000€ en deux ans. Un budget dont se serviront les enfants pour réaliser des projets mais surtout pour répondre à la problématique du vaste département de Gironde, le plus grand de France métropolitaine, en mettant en place un système de taxi pour accompagner tous les élèves élus à Bordeaux pour les séances de travail.

Le scrutin n’est pas l’unique changement qui va dans le sens de l’égalité des genres. Depuis deux ans également, une nouvelle commission à fait son apparition, celle sur l’égalité entre les filles et les garçons. Comme pour les autres commissions (environnement, vie au collège, lutte contre les discriminations etc), l’objectif est d’entendre les plus jeunes sur ces questions afin de trouver des solutions communes et pérennes. Pour Adeline Bourgeois, la CDJ est un véritable «mégaphone de la jeunesse» qui permet de mieux connaître la nouvelle génération et ses besoins.

Enfin, il semblerait bien que le département ait décidé de ne pas respecter l’avis du Premier Ministre, Edouard Philippe, de bannir l’écriture inclusive des textes officiels. Ici, chaque diapositive et carnet donné aux enfants respectent une écriture qui vise à rendre la langue française plus paritaire. Ultime preuve que le Conseil départemental des jeunes de Gironde prend conscience de l’envergue du problème des inégalités. 

Les cours de récré, lieu de sexisme

Le sexisme n’a pas de frontière et ne se limite pas aux monde des adultes. L’année dernière, lors de la première commission de travail sur l’égalité entre les filles et les garçons, les cours d’EPS (Education Physique et Sportive) ont été pointés du doigt. « Certaines élèves disaient ne pas avoir le droit de venir en short pour faire du sport, elles trouvaient ça injuste ». Suite à ces retours, l’année dernière le département a décidé d’organiser des débats en rapport avec le sport lors de la journée internationale des droits des femmes, le 8 mars. La conférence intitulée « Femmes et sport, une course d’obstacle ? » a donc permis de confirmer la présence des clichés et des discriminations dans le sport, et ce dès le plus jeune âge.

En effet, on sait désormais que la construction d’une cour de récréation cristallise les inégalités entre les filles et les garçons. Edith Maruéjouls, géographe du genre, a soutenu sa thèse en 2014 : « Mixité, égalité et genre dans les espaces du loisir des jeunes. Pertinence d’un paradigme féministe ». Dans ses recherches, elle met en avant l'inégal partage des espaces de loisirs qui s'adressent essentiellement aux garçons. Elle pointe aussi leur inégale valeur : les pratiques de loisirs des garçons sont survalorisées et sur-portées par les collectivités. Tout cela légitime la présence masculine dans l'espace public et a tendance à reléguer les filles à l'espace privé ou à l'espace scolaire. Et cela dès l’école puisqu’il n’est pas rare d’observer dans les cours de récréations que les terrains de foot ou de baskets occupent une majorité de l’espace, laissant ainsi les filles sur le bord « observer les garçons ». Une attitude qui relève d’une construction sociale intégrée par les deux genres.

Mélina, élève en 4ème au collège François Mauriac à Sainte Eulalie, a pourtant bien conscience de ce problème : « les garçons refusent qu’on joue avec eux, du coup on reste sur le côté à les regarder alors que moi j’aime bien jouer au foot ! ». C’est pour lutter contre ces clichés qui l’oppressent que cette collégienne a décidé de s’inscrire à la commission égalité filles/garçons.  A peine deux ans d’existence et déjà ce groupe a du succès. Cette année 28 élèves participent à ce groupe, 3ème commission la plus prisée après « solidarité et lutte contre les discriminations » et « sport et santé ».

Les élèves réfléchissent au thème de leur commission : égalité filles/garçons

Entre deux paquets de chips, les filles près de Mélina, qui ont aussi choisi de travailler dans cette commission, racontent leurs expériences de sexisme au quotidien : « Ils nous disent qu’on doit faire le ménage, que c’est un truc de fille » raconte l’une, « si on vient en jogging, ils disent que c’est un habit de garçon » renchérit une autre qui raconte son ras-le-bol du cliché sur les couleurs : « le rose c’est pour les filles et le bleu pour les garçons; c’est lourd à la longue ». 2017, rien n’a changé sous le préau.

Le monde à l'envers

Après une matinée dans l’amphithéâtre Badinter à appréhender la vie politique, chaque élu rejoint sa commission encadrée par des animateurs. Caroline Vitel, chargée de mission égalité femmes-hommes au département de la Gironde, encadre pour la première fois le groupe.  Elle est accompagnée de Franck Cavallier, CPE au collège Léonard de Vinci à St Aubin-de-Médoc, ainsi que par Karine Pelletier, bibliothécaire et Marie Levraux, référente de prévention dans les établissements. Autour de la table, tout le monde se présente et explique pourquoi il, ou elle, a choisi cette commission « parce que j’en ai marre des inégalités » peut-on entendre globalement. Cette première réunion a pour but de définir un projet à réaliser tout au long de l’année pour répondre aux besoins de tous. En mai dernier, la commission égalité à réalisé un jeu de carte intitulé « stop aux clichés » distribué à tous les collèges du département. Franck Cavallier déjà présent l’année dernière remarque qu’encore une fois ce sont les stéréotypes qui dérangent le plus les enfants. En petit groupe, les élèves libèrent leur parole. « On nous traite comme des objets » se révolte une fille, « les filles ne sont pas plus intelligentes que les garçons » s’exclame Tom. Les préoccupations des adultes viennent aussi très vite dans le débat. On parle des salaires plus élevés des hommes que ceux des femmes, des congés maternités qui empêchent certaines femmes d’accéder à des emplois, des injonctions de genre etc. Caroline Vitel est impressionnée par la maturité des jeunes: « ils pensent déjà aux salaires alors que, nous auparavant on n’en n’avait pas conscience ». Matteo,lui, a été victime de harcèlement sexiste. En faisant de la gym, beaucoup lui on dit que c’était « un sport de gonzesse ». Franck Cavallier remarque que le sport et les clichés reviennent comme l’année précédente « ça ne bouge pas là-dessus ». Pourtant, à cela se rajoute un nouveau discours : celui de lutter pour le sexisme envers les filles mais aussi celui qui touche les garçons. Une élève de 4ème, Dr Martens aux pieds, profite de son aisance à l’oral pour soulever les paroles de ses camarades qui l’ont dérangée: « moi j’ai vraiment envie qu’on puisse inclure les garçons, parce que eux aussi ils n’ont pas le droit de faire certains trucs comme pleurer (…) faut arrêter de dire que les filles ont rien le droit de faire, c’est pas vrai ». Un débat qu’on retrouve aussi sur le 8 mars, journée internationale des droits des femmes. Pour Solal, cette journée n’a pas de sens « ça voudrait dire que les autres journées sont que pour les hommes, ça refait une inégalité ».

Afin de lutter contre les clichés qu’ils subissent en fonction de leur genre, les enfants émettent l’idée de réaliser une vidéo où les filles et les garçons échangeraient leurs situations. « Par exemple une fille pourrait siffler un garçon, pour montrer que c’est vraiment insupportable », « des garçons pourraient faire les pom pom girls pour un match de filles ». Bref, un monde à l’envers pour sensibiliser sur les clichés sexistes.

Les jeunes partagent leurs idées et solution en commission

Pour voir le projet abouti il faudra être patient. Les enfants auront trois séances de travail durant l’année et présenteront leur projet terminé à la séance de clôture le 23 mai 2018. En espérant que « cette fois-ci ça marchera vraiment » souhaite Mattéo. 

Alizé Boissin
Par Alizé Boissin

Crédit Photo : Aqui

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