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  • 18/06/18 | Bordeaux, ville hôte de la RoboCup

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    On l'a appris ce lundi : Bordeaux est officiellement la vile hôte de la prochaine RoboCup, la coupe du monde des robots, en 2020. Cette compétition rassemblera 45 pays, 450 équipes et 3500 participants. Elle se déroulera du 23 au 29 juin 2020, et le comité international de la RoboCup a affirmé que Bordeaux avait été choisie pour plusieurs raisons : les deux victoires successives de l'équipe bordelaise de Football humanoïde en 2016 et 2017, mais aussi l'union organisée entre la communauté scientifique et les partenaires institutionnels qui ont porté la candidature.

  • 18/06/18 | Bordeaux : réussite pour les vingt ans de la Fête du Vin

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    Elle s'est terminée sous la pluie ce lundi matin par la parade des grands voiliers : la Fête du Vin 2018 a donné ses premiers chiffres de fréquentation. On y apprend que 61 100 pass dégustation ont été vendus, soit "une augmentation de 26%" par rapport à 2014 et 2016. 520 000 dégustations ont été enregistrées sur les stands (+25%) et 18 000 visiteurs se sont rendus sur le stand de l'École du Vin de Bordeaux. Enfin, le site internet de la manifestation a réuni 217 000 visiteurs depuis le début de l'année dont 138 000 en juin. En 2016, 517 000 curieux avaient participé à la précédente édition pour 57 000 pass dégustation vendus.

  • 18/06/18 | Virginie Calmels limogée de la vice-présidence de LR

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    On l'a appris ce dimanche soir : Laurent Wauquiez, président des Républicains, a limogé Virginie Calmels de son poste de vice-présidente déléguée au profit de l'ancien ministre Jean Leonetti. La première adjointe d'Alain Juppé à la mairie de Bordeaux reprochait depuis plusieurs semaines la ligne politique de Laurent Wauquiez. Ce lundi, le maire de Bordeaux, Alain Juppé, a déclaré ne "pas se sentir concerné par ces turbulences internes. C’est à elle de voir maintenant dans quel cadre elle continuera son action politique". Une manière plus que mesurée de rebattre les cartes...

  • 16/06/18 | Bilan des intempéries en Dordogne

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    477 interventions ont été réalisées dans le cadre des orages des 10 et 11 juin dernier en Dordogne. Les entreprises touchées par les intempéries ont la possibilité de faire appel à une indemnisation au titre de l’activité partielle. La chambre d’agriculture a demandé à ce que soit mis en œuvre un dégrèvement au titre de la taxe sur le foncier non bâti (TFNB) pour les exploitations touchées. 10 communes ont déposé en préfecture une reconnaissance de Catastrophe Naturelle.

  • 15/06/18 | Le dossier Ford s'invite au Conseil de Métropole

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    Dans une motion votée ce 15 juin, le Conseil de Bordeaux Métropole "déplore, avec la plus grande force, la décision du groupe Ford de lancer une procédure d’information-consultation préalable à un plan de sauvegarde de l’emploi à Ford Aquitaine Industries." Une décision "incompréhensible" et "prématurée" au regard de la mission confiée par Ford au cabinet Géris, "voilà à peine 2 mois, de rechercher des repreneurs potentiels" et des "discussions en cours entre le groupe Ford et un industriel qui a visité le site le 30 mai". Les élus appellent "l'Etat à maintenir la plus grande vigilance pour que Ford assume ses responsabilités".

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La LGV Sud-Ouest Idées neuves en Nouvelle Aquitaine Innov'action et Agriculture

Société | LGV : En Charente-Maritime, des mesures sonores "dans les normes"

08/12/2017 | Ce jeudi soir avait lieu à Clérac la première réunion de restitution des résultats des mesures acoustiques effectuées par Lisea sur le tracé de la LGV Bordeaux-Tours.

Réunion Lisea LGV

Quelques chaises vides mais beaucoup d'esprits échauffés et un concessionnaire pris entre des riverains excédés par les nuisances sonores et une législation de mesure que beaucoup jugent déjà obsolète. C'est un peu le bilan que l'on a pu tirer de la première réunion de restitution des résultats des mesures acoustiques censées apporter une réponse aux nuisances sonores de la nouvelle ligne LGV Bordeaux-Paris, à Clérac en Charente-Maritime. Qu'ils soient de Clérac même, Montguyon, Mesnac, Boresse-et-Martron ou Saint-Martin d'Ary, les riverains présents sont repartis bredouilles.

"On n'est pas étonnés, on savait très bien qu'ils arrivaient avec de très bons résultats", se désolait ce jeudi Michel Quod, deuxième adjoint au maire de Clérac au moment de la restitution des premiers résultats des mesures acoustiques effectées en Charente-Maritime. 25 enregistrements de 24h ont en effet été effectués sur les six communes de ce département par le CEREMA, un centre d'études et "d'expertise sur les risques, l'environnement, la mobilité et l'aménagement", mandaté par le concessionnaire de la nouvelle ligne LGV Bordeaux-Tours. Ils font partie d'une campagne plus large concernant 71 communes, 300 points de mesure acoustiques suite aux quelques 390 réclamations reçues. Fin octobre, les débuts de cette campagne de mesures en Gironde avaient déjà permis aux habitants et aux élus locaux d'émettre des doutes sur le bien fondé de la norme sonore à respecter, qui ne doit pas dépasser 60 décibels de moyenne en journée et 55 de nuit, la dite règlementation datant de 1999. Les résultats en eux-mêmes ne sont pas vraiment favorables aux riverains, qui ont maintes fois souligné des "pics d'intensité" de bruit lors du passage des trains. 

Norme contre ressenti

Dans le détail, sur les 25 points de mesure effectués tout au long des 20,17 kilomètres de lignes (dont 19 rajoutés en concertation avec les mairies), aucun ne dépasse le seuil règlementaire moyen, tous se situant en journée entre 37,5 décibels pour le lieu dit Bourg à Boresse et Martron à un maximum de 54,5 décibels pour les sites de La Bourdolle et Le Rigaud à Montguyon. Le département, qui dispose selon les chiffres fournis par Lisea de 5,74 km de merlons et murs acoustiques "en cumul sur les deux côtés de l'infrastructure", ne présente donc aucun cas obligeant le concessionnaire à procéder à de nouveaux aménagements. Le problème, selon les riverains, qui voient passer plus de 60 trains par jours à côté de chez eux (certains à 100 mètres, d'autres à 300). "Je vendais des aspirateurs industriels qui respectaient une norme AFNOR de 80 décibels. À la maison, quand j'allume le mien et que le train passe, je n'entends plus l'aspirateur. Je ne sais pas comment vous avez fait vos calculs, mais je ne suis pas convaincu", a tempêté Michel Quod, qui est loin d'avoir été le plus virulent de tous les témoignages. Dans le détail, les pics sonores constatés sur une des 25 fiches que nous nous sommes procurée, dépassent à intervalles réguliers la norme moyenne en vigueur, se situant souvent entre 70 et 80 décibels. Dans la salle, un habitant d'Aubie-et-Espessas en Gironde tonne : "Par qui est payé le CEREMA ? Pour être indépendant, il ne faut pas être payé par Lisea pour pouvoir effectuer des mesures justes qui soient au bon endroit et qui conviennent à tout le monde". Réponse de l'intéressé : "C'est à nous de prendre en charge les frais liés à nos obligations. Je crois savoir que sur certaines communes, il y a d'autres mesures qui sont faites par d'autres bureaux d'étude non commandités par Lisea. Ce sera la bonne occasion pour vérifier si les chiffres annoncés sont conformes ou non". 

Les principaux arguments des riverains sont déjà connus : remise en cause des calculs et des mesures effectuées sur 24h, modifications sur le tracé de la ligne effectués après les réunions publiques, pertinence des sites de mesure choisis, présence de "couloirs de bruits" non pris en compte car "pas forcément situés là où il y a eu des mesures", variation du bruit en fonction du type de train (ceux à deux étages ayant été particulièrement pointés du doigt par des membres d'associations locales)... Le résultat et les réponses de Lisea et du Cerema sont toujours les mêmes, bloquées par une législation sans laquelle rien n'est visiblement possible. "Il y a des modélisations qui avaient été faites au titre du contrat de concession, le concessionnaire était soumis à une règlementation qui a d'ailleurs été appliquée sur d'autres LGV. Aujourd'hui, on constate des nuisances dont vous faites état et qui sont très difficiles à supporter. Il fallait dans un premier temps être capable de démontrer que les exigences qui s'appliquent au concessionnaire étaient respectées, c'était le premier pas pour que des discussions puissent avoir lieu avec les services de l'État pour savoir si des solutions étaient possibles ou pas. Pour l'instant, les résultats démontrent que c'est respecté", répond Thierry Charlemagnen directeur environnement et développement durable chez Lisea. Quant aux exigences, "ce n'est pas Lisea qui les fixe".  

La suite (?) 

Alors que faire ? Pas grand-chose en fait. "Hormis faire pression comme maintenant, c'est tout ce qu'on peut faire (...) On était persuadés qu'on entendrait le train mais pas comme on est en train de l'entendre aujourd'hui. Ce qu'on demande à Lisea, c'est ce que demandaient les associations, les maires : trouver des moyens pour atténuer le bruit ou changer la législation. Je comprends que pour les riverains, c'est quelque chose de très pénible. Beaucoup de gens ressentent aussi des vibrations, et l'immobilier, il ne faut même pas en parler. Pour l'instant, on ne connaît pas de gens qui veulent vendre leur mobilier autour de la ligne chez nous, mais ils sont inquiets, c'est sûr", nous dit Michel Quod. En Indre-et-Loire, on est déjà en train d'essayer de négocier des mesures plus longues, "sur une commune pendant cinq jours". À Clérac, on aimerait bien aussi avoir droit à ce traitement de faveur. "C'est ce qu'on demande...", espère l'élu local. 

Quant aux cadences de trains qui vont aller en s'accélérant, comme le veulent les projections (125 trains par jour en 2036), il ne faut pas s'attendre à ce que les règles changent de sitôt, comme l'a soufflé Raphael Gerard, députér LREM de Charente-Maritime. "Concernant la modification des normes, on peut déjà sans doute dire qu'elle sera sans effets pour ce projet là. Ce n'est malheureusement pas rétroactif mais ça peut éviter de reproduire les mêmes erreurs sur de futurs chantiers programmés ou qui pourraient survenir. Le deuxième temps pour tous les habitants de la Haute Saintonge mais aussi tous les riverains de cette LGV, ce sera de trouver des moyens pour, au cas par cas, apporter des solutions concrètes. On voit bien que c'est un sujet compliqué, qu'il y a une notion de norme et une notion de ressenti qui peuvent être très différentes d'une personne et d'un endroit à l'autre", tempère-t-il. "Je ne sais pas si c'est LISEA qui construira les murs anti-bruit mais c'est clairement un sujet dont il faudra s'emparer et qu'il faudra discuter pour financer ces solutions. Des mesures multiples seront sans doute à prendre au cas par cas. Tous les députés, quelque soient leurs couleurs politiques seront là pour porter ces sujets. Il y a déjà eu beaucoup de questions posées au gouvernement, j'ai moi-même écrit à la ministre il n'y a pas très longtemps sur ces sujets de circulation et de nuisance de la LGV, la déficience des dessertes locales étant elle même un sujet. On est sur des territoires très enclavés et qui, du coup, ne vivent cette LGV qu'au travers des nuisances sans en avoir vu les bénéfices. Ça contribue à cristalliser un peu les ressentiments". 

Pour ce qui est du problème des vibrations ressenties "dans environ un tiers des réclamations", un représentant de Lisea affirme avoir commandé une cartographie en mesurant les impacts, toujours auprès du Cerema, qui devrait être croisée avec les plaintes reçues dans le courant des premiers mois de 2018 (janvier-février). "J'ai des voisins qui vont devoir vendre leur maison au rabais, ils viennent de perdre leur vente", affirme une dame dans la salle. Les conclusions ne seront pas pour autant remises en cause, du moins pour l'instant. 20h30. Il est déjà temps de ramasser les micros. Éliane est devant la scène, avec sa fiche de mesure entre les mains. On lui demande ce qu'elle compte faire pour sa maison, située à 110 mètres. "Rien", nous répond-t-elle. D'autres réunions "sectorielles" doivent se tenir jusqu'à l'été 2018 et seront "communiquées au fur et à mesure", affirme Lisea. "D'un côté, il y a ceux qui vont repartir l'esprit tranquille en ayant respecté les normes et de l'autre, ceux qui s'en iront frustrés car aucune réponse n'a été prise en compte", colère François Bastere, maire de Montguyon. "Pour notre part, nous avons rendez-vous avec le préfet le 18 décembre pour faire remonter ces difficultés, on ne va pas laisser les choses en l'état et on va continuer à se battre pour une qualité de vie que, depuis le 2 juillet dernier, nous n'avons plus".

Romain Béteille
Par Romain Béteille

Crédit Photo : RB

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RECARTE Pierre | 08/12/2017

Les associations avaient mis en garde contre les phénomènes de réverbérations ou de couloirs acoustiques promptement balayés par les concepteurs. Elles avaient alerté sur l’importance de la gêne minimisée par les défenseurs du projet. Elles avaient réclamé une cartographie des niveaux de bruit réel refusée par les promoteurs de la LGV.
Toutes ces demandes ne pouvaient qu’émaner d’associations rétrogrades, « anti tout », refusant le progrès, niant l’intérêt économique d’un tel projet pour les villes traversée par la LGV, luttant pour leur pré carré, ancrées dans leurs certitudes, pour ne se limiter qu’à ces quelques commentaires méprisants de la part des fervents défenseurs du projet.
Aujourd’hui, c’est un concert de protestations contre les nuisances sonores. Une seule voix ne se fait pas entendre, celle du président de la région Nouvelle Aquitaine, Alain Rousset, l’un des décideurs. Pourtant dans une Tribune Libre parue le 02/12/2009 (http://www.renaudlagrave.fr/article-tribune-libre-d-alain-rousset-sur-la-lgv-40424618/) notre édile déclarait : « Face aux inquiétudes soulevées, la concertation est indispensable. La Région y veillera et participera au fonds de solidarité territoriale destiné à compenser les nuisances environnementales, sonores, paysagères au-delà des obligations de RFF en la matière. Il s’agit de prendre nos responsabilités. » Aujourd’hui, il a « sa LGV » et il se tait.

Patrick LANTRES | 15/01/2018

J'avais assisté à cette réunion bien que je ne sois pas de ce département. A l'annonce de la campagne de relevé de bruit, nous (les associations entre Tours & Bordeaux regroupées au sein d'un Comité) nous savions qu'il n'y aurait rien à attendre si ce n'est que de l'autosatisfaction de Liséa. Il ne faut plus se battre pour faire des relevés....ce n’est que de la poudre aux yeux ! Maintenant il faut aller plus loin et militer pour modifier les normes et compenser la perte de valeur des habitations proches de la ligne (sur le TGV Méditerranée les maisons à 150m de la ligne avaient bien été achetées...). Et ça passe par la mobilisation des maires ET surtout des députés. Ceux d'Indre & Loire, de la Vienne bougent (suite à nos interventions en particulier). Ce n'est plus une question de parti, c'est une question de santé publique. "I have a dream" ....! Que tous les députés de cette LGV se regroupent et travaillent ensemble sur une proposition de Loi modifiant celle en vigueur et obtiennent une compensation de perte de valeur des biens. Ne m’a-t-on pas répondu dans une réunion en préfecture « l’intérêt général oblige à quelques sacrifices »… outre l’ineptie d’une telle réponse, allez expliquer ceci à ceux qui perdent entre 30 & 50% de la valeur de leur maison. Lors d’un communiqué j’avais conclu « Encore un effort Madame la Ministre » aujourd’hui je complète par : » unissez-vous tous Mesdames et Messieurs les Députés ! ». Patrick Lantrès Président Comité TGV Réaction Citoyenne

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