Soutenez aqui.fr face au défi de la Nouvelle Aquitaine

04/12/20 : Après 20 années de Présidence de la Chambre régionale d'agriculture Aquitaine puis Nouvelle-Aquitaine, Dominique Graciet confirme qu'il démissionnera de son mandat le 7 décembre prochain.

04/12/20 : Bordeaux-L'Observatoire girondin des libertés publiques organise ce vendredi 4 décembre 18h, Place de la Victoire, un rassemblement contre la loi "Sécurité Globale". Dans ce cadre, la mobilisation du 28 novembre avaient déjà réuni 20 000 personnes+ d'info

03/12/20 : Ce 3 décembre, les communes de Bordeaux et Le Tourne ont été reconnues en état de catastrophe naturelle pour inondations et coulées de boue pour la période du 9 au 11 mai 2020.

03/12/20 : Valéry Giscard d'Estaing est mort ce 2 décembre à 94 ans. Son élection en 1974 a été considérée comme un tournant dans le cours de la société française avec l'abaissement à 18 ans de l'âge de la majorité et le soutien à la loi sur l'IVG de Simone Veil

24/11/20 : Âgé de 90 ans, André Luberriaga, ancien maire d'Ascain, au Pays basque, s’est éteint lundi, une semaine après son épouse Martta. Conseiller général d’Ustaritz de 1976 à 1988, l'UDF André Luberriaga, avait dirigé la commune de 1977 à 2001.

19/11/20 : Charente-Maritime : le taux de positivité au Covid-19 était ce soir de 75 pour 100 000 habitants, et de 90 pour La Rochelle, soit moitié moins que la semaine dernière, selon l'ARS. 34 patients sont hospitalisés à La Rochelle, dont 14 en réanimation.

17/11/20 : Le festival de la BD d'Angoulême se fera en deux temps: en janvier pour la remise des fauves et en juin pour un festival en présentiel. Une exposition sera dédié à l'art d'Emmanuel Guibert au musée des beaux arts d'Angoulême, inauguré le 20/11/2021.

15/11/20 : Le Centre communal d’action sociale CCAS de La Rochelle lance un appel à la solidarité et au bénévolat pour épauler les acteurs de l’aide alimentaire. Contact : Frédérique Duchesne àfrederique.duchesne@ccas-larochelle.fr ou au 05 46 35 21 16.

- Publicité -
S’abonner ici !
proprietes-rurales.com
- Publicité -
  • 05/12/20 | Métropole: L'opération "1 million d'arbres" se décline à Parempuyre

    Lire

    Dans le cadre du projet de renaturation des marais d’Olives à Parempuyre, Bordeaux Métropole recrée une partie de l’ancien bocage de ce secteur d’élevage dégradée par presque trente ans de maïsiculture intensive. Depuis fin 2017, plus de 1 200 arbres ont déjà été plantés sous formes de haies et de bosquets afin de favoriser la biodiversité locale. En décembre, 500 arbres de plus sont plantés par l’association Arbres & Paysages. De nouvelles plantations sont aussi programmées en 2021 et 2022, afin d’apporter ombrage et abris aux bovins qui pâturent sur le site durant l’été.

  • 04/12/20 | Une unité de méthanisation à Saugnacq-et-Muret

    Lire

    La société BFM Biométhane a été créée par trois entreprises agricoles pour porter une unité de méthanisation à Saugnacq-et-Muret dans les Landes. Dans le cadre du projet, plutôt que d'être détruites avant l'implantation de la culture principale, les cultures intermédiaires seront valorisées grâce à la méthanisation à des fins énergétiques. Le projet permettra d'éviter l'émission de 4600 tonnes équivalent CO2. Pour la construction de cette unité de méthanisation, la Région vient d’allouer une subvention de 700 000 euros.

  • 04/12/20 | La Flow Vélo poursuit son développement sur Grand Cognac

    Lire

    La Flow Vélo, qui relie l’Ile d’Aix à Thiviers longe le fleuve Charente et termine son tracé au coeur du Parc Naturel Régional du Périgord-Limousin. Un plan global d’aménagement a été élaboré pour mettre en œuvre le tracé définitif en garantissant la qualité et la sécurisation du parcours. C’est dans ce contexte que l’agglomération de Grand Cognac prend en charge la réalisation d’un linéaire de 35km au travers 3 phases de travaux. La 3ème phase, correspondant à l’aménagement entre Jarnac et Angeac bénéficie d’une aide régionale de 316 000 euros.

  • 04/12/20 | Restauration des zones humides en Corrèze

    Lire

    Dans le cadre de l'appel à projets « restauration des zones humides de têtes de bassin versant », la communauté de communes Ventadour-Egletons-Monédières en Corrèze, propose d'accentuer son action avec la reconquête pastorale de zones humides dégradées du bassin versant du ruisseau d'Egletons, ainsi que la restauration des fonctions hydrologiques et du potentiel d'autoépuration de la zone humide du Maumont. La Région vient d’attribuer une aide de 61 000 euros à la Communauté de Communes pour les travaux d’investissement.

  • 03/12/20 | Exelus poursuit sa quête de l'innovation

    Lire

    La société bordelaise Exelus, spécialisée dans la télé-médecine, lance un programme afin que la start-up soit LA référence dans ce domaine pour les professionnels de santé. Ce qui fait qu’elle se démarque? Son offre complète et évolutive ainsi que son avance en matière d’innovation. Un programme qui mobilisera 13 salariés jusqu’en mars 2022. Exelus reçoit le soutien du Conseil régional avec une aide à hauteur de 400 000€. Pour information, la start-up commercialise depuis 2016 la plateforme de télé-médecine Nomadeec, leader sur le marché français.

Les dossiers d'Aqui

La LGV Sud-Ouest Idées neuves en Nouvelle Aquitaine Innov'action et Agriculture

Société | Satelia, l'application de suivi à distance des patients développée au CHU de Bordeaux

06/07/2020 | La web-application de télésurveillance bordelaise Satelia souhaite développer son champ d'application en fonction des besoins des soignants.

Satelia

Satelia est une web-application de télésurveillance née au CHU de Bordeaux et développée par des internes en médecine à destination des médecins. L’accélération de la médecine ambulatoire augmente le nombre de patients qui doivent être suivis hors de l’hôpital, mais cette tâche incombe aux professionnels de santé qui se retrouvent souvent démunis par faute de moyens. Satelia entend bien faciliter cette prise en charge hors de l’hôpital.

« Avec Satelia on est parti du principe qu'il y a deux types d'hôpitaux, l'hôpital d'hier et l'hôpital de demain. Dans l'hôpital d'hier, vous êtes malades, vous rentrez et n'en ressortez que lorsque vous êtes guéri. Aujourd'hui à l'hôpital on peut se faire soigner d'un cancer, opérer d'une chirurgie lourde et repartir le soir même chez soi » constate Nicolas Pages, fondateur de Satelia et lui-même médecin anesthésiste. « Depuis une dizaine d'années, avec l'essor de la chirurgie ambulatoire, l'hôpital doit avoir un moyen de surveiller et de protéger les gens qui sortent. Il en va de sa responsabilité. Dans ces nouveaux modes organisationnels, il fallait donc trouver un moyen de surveiller les patients. Le corps médical doit donc créer les conditions de surveillance des patients puisque c'est tellement précis et technique, que c'est compliqué pour les industriels de développer ce genre d'outils. C'est pour cette raison que nous avons créé Satelia, au sein du CHU de Bordeaux, pour rendre service au terrain. La question primordiale est de savoir ce qu'il se passe pour le patient une fois, qu'il sort de l'hôpital ». Pour essayer de mieux appréhender la santé des patients qui retournent chez eux, Satelia souhaite ne plus faire entièrement reposer la responsabilité du suivi sur les seules épaules du patient.

Cette responsabilité peut en effet amener à des problèmes : « quand on est patient, on a toujours tendance à dire que ça va passer et quand on se rend compte que cela ne va pas aller on a déjà trop attendu », affirme Nicolas Pages. Satelia c'est donc deux choses, un gain de temps pour les professionnels de santé et un moyen, pour eux, de prendre de bonnes décisions basées sur les données du patient. 

Un questionnaire par sms

Concrètement, Satelia propose un suivi régulier grâce à un simple questionnaire à remplir. Prenons l'exemple de l'oncologie : " un patient qui vient à l'hôpital et dont le médecin veut le suivre durant les trois semaines qui le sépare du prochain rendez-vous, va s'inscrire dans cette web-application. Ensuite, il va recevoir un sms régulièrement sur lequel il pourra donner son état de santé. C'est particulièrement utile entre les cures de chimiothérapie, pour vérifier qu'il n'y a pas de problèmes, mais aussi pour préparer la cure suivante », explique le co-fondateur. L'hôpital peut, ainsi, récupérer toutes les données avant la séance et donc gagner du temps sur la séance suivante. Il y a une liste de symptômes et, en fonction du résultat du questionnaire, les réponses sont transmises aux médecins en étant assorties d'une analyse de risque basée sur tous les autres profils des patients déjà inscrits. Cela permet de juger si certains patients qui commencent à aller moins bien peuvent avoir un gros problème dans quelques jours; « c'est très prédictif » affirme Nicolas Pages. « Avec ce système de détection -ajoute-il- on entend aussi faire baisser le nombre d'hospitalisations non prévues et par la même le nombre d'entrées aux urgences ».

Selon son fondateur, Satelia a pour vocation de s'occuper de tout le monde, y compris des patients non connectés : « Si l'on fait seulement un outil entièrement digital, on exclut près de 30 à 40 % de personnes qui ne sont pas adeptes des nouvelles technologies. Cela serait une grave erreur de penser que la médecine digitale est une médecine qui oblige tout le monde à être connecté, et à l'aise, avec le numérique; pour ceux qui le peuvent on digitalise et pour les autres il ne faut pas hésiter à mettre de l'humain pour les accompagner ». Aujourd’hui, ce dispositif est d’autant plus ouvert à tous qu’il est 100 % remboursé dans le cadre de la cardiologie. Et Nicolas Pages entend bien miser sur le retour d’expérience des médecins, ayant souscrit à cette initiative, afin d’avoir accès sur d’autres volets à une prise en charge à 100 % par la sécurité sociale.  

« C'est un projet fait par des médecins pour des médecins »

Pour le docteur Amaury Daste, oncologue à l’hôpital St André de Bordeaux, ayant adhéré à Satelia, le retour est positif. Et cela repose, en partie, sur la manière dont a été conçue l’application : « L’avantage de Satelia c'est que ce sont des médecins qui ont développé cette solution. C'est un projet fait par des médecins pour des médecins. Ce sont les internes qui sont passés dans notre service qui se sont rendus compte qu’il était nécessaire d'utiliser cet outil », raconte le docteur. Lui et ses équipes utilisent cet outil sur un versant de chimiothérapie anticipée. Lors du processus normal, le patient vient en hôpital de jour; il doit passer par un interne qui lui valide le traitement et il doit ensuite attendre la préparation en pharmacie. Le but de l’utilisation de Satelia en oncologie c'est donc de réduire ce temps, en validant les traitements la veille. Pour Amaury Daste, cette méthode est vite devenue indispensable; « avant, ce protocole de soins anticipé, était réalisé avec un classique coup de téléphone, mais ça prenait beaucoup de temps aux internes d'appeler chaque patient. Satelia nous permet donc de faire gagner du temps, à la fois au patient et au praticien ». Pourtant l’oncologue souhaite faire une mise au point, « ce qu'il faut bien comprendre avec cette solution c'est que n'est pas le remplacement de quelque chose qui se faisait déjà autrement. On a effectivement des infirmières qui sont au téléphone, mais il y a beaucoup de limites à cela », explique-t-il. Selon le docteur ce dispositif vient combler un manque réel; il ne peut en aucun cas se substituer à des moyens humains en vue de faire des économies financières.

En plus des bienfaits sur le travail des professionnels de santé, l’impact sur la qualité de soins des patients est conséquent : « certains patients sont peu regardants sur leur suivi et ils peuvent oublier d'appeler pour prendre rendez-vous. La responsabilité du suivi reposait avant sur le patient, mais en même temps il était un peu déconnecté de sa prise en charge. Ce dispositif permet de le remettre au cœur de sa prise en charge, tout en lui proposant un appui en cas de besoin. Si le patient ne répond pas au questionnaire, avant une certaine heure, il devra attendre le lendemain. C'est aussi une façon de l'impliquer dans son traitement. Cela est d'autant plus important en oncologie, que le patient ne subisse pas, seulement son traitement et qu'il soit acteur de sa prise en charge. Une étude de l'hôpital Roussy à Paris a montré qu'avec un outil connecté, les patients qui recevaient une thérapie anticancéreuse à domicile avaient une meilleure observance de leur traitement, avec moins d'effets secondaires et revenaient moins souvent à l'hôpital », affirme le docteur qui rappelle aussi l’importance d’une prise en charge rapide, dès l’apparition des premiers symptômes. « L’intérêt, c'est aussi de détecter tôt, ces effets secondaires afin de limiter la toxicité et d'agir rapidement en cas de moins bien ». Les implications d’un tel dispositif vont donc bien, au-delà, de la simple optimisation du temps de travail des soignants puisqu’il s’agit selon le Dr Daste de proposer un outil efficace là, où avant il n’existait aucune solution satisfaisante.

Pour le docteur en cancérologie il n’est pas question, ici, d’un énième outil un peu déconnecté de la réalité et qui ne répond à aucun besoin : « il peut sembler que ces outils sont des « gadgets » parce qu'on imagine qu'un coup de téléphone suffit pour suivre le patient, mais pour l'appel téléphonique il faut qu'il y ait quelqu'un qui soit là, en direct. Ici, même si l’on a toujours besoin de personnes pour récupérer les questionnaires, cela permet d'automatiser ce travail. Pour parler de moyens humains, c'est aussi très important que nos instances dirigeantes dans les hôpitaux comprennent que cet outil est seulement un complément qui peut dégager du temps, mais ce n'est en aucun cas un moyen de niveler, par le bas, du personnel médical. C'est une façon de réinvestir ce temps si précieux sur d'autres tâches ». 

Clément  Bordenave
Par Clément Bordenave

Crédit Photo : Satelia

Partager sur Facebook
Vu par vous
5124
Aimé par vous
0 J'aime
Les réaction
0 réaction
Envoyer par email
Email
Convertir en PDF
PDF
Imprimer cet article
Imprimer
Société
Société
Retour à la page d'accueil
Accueil
Aucune réaction à cet article pour le moment. A vous de jouer !

Nom * :
Email * :
Texte :
Combien font 7 + 18 ?*

Toutes les réactions sont soumises à validation de la rédaction d'Aqui avant leur publication sur le site. Conformément à l'article 10 du décret du 29 octobre 2009, les internautes peuvent signaler tout contenu illicite à la rédaction d'aqui.fr qui s'engage à mettre en oeuvre les moyens nécessaires à la suppression des dits contenus.

* champs obligatoires

J'aime aqui, je le soutiens ! Aqui!Presse - Professionnels des contenus ! J'aime aqui, je le soutiens !