Soutenez aqui.fr face au défi de la Nouvelle Aquitaine

26/06/19 : Le navigateur Yvan Bourgnon sera présent à la 47e édition du Grand Pavois, qui se tiendra du 18 au 23 septembre à La Rochelle. Il viendra présenter la maquette de son bateau nettoyeur des mers The SeaCleaners et donner une conférence.

25/06/19 : En Dordogne, le niveau 3 alerte canicule a été déclenché qui permet de mettre en œuvre immédiatement des mesures appropriées en vue de protéger les populations. Le pic de chaleur devrait se situer le 27 juin avec des minimales à 21° et des maximales à 41

23/06/19 : Chez les féminines, la belge Nafissatou Thiam remporte le Décastar à Talence. La bordelaise Solene Ndama termine 4° avec 6290 points, elle se qualifie pour les Championnats d'Europe Espoirs, mais échoue à 10 points de la qualification aux mondiaux.

22/06/19 : Au Décastar Talence, ce samedi 22 juin, la Championne Olympique belge Nafissatou Thiam a battu le record du stade de hauteur avec un saut à 2m02, 2ème performance mondiale de l'année, et record du monde de saut en Hauteur lors d'un heptathlon.

21/06/19 : Le 20 juin, Alexandra Siarri adjointe au maire de Bordeaux chargée de la Ville de demain, de la cohésion sociale et territoriale, a été élue présidente nationale de «France Médiation» qui fédère les 75 acteurs publics et privés de la médiation sociale

21/06/19 : Après Bordeaux, Blaye, La Rochelle, Dax et Mont-de-Marsan, Parthenay et Niort testent actuellement une nouvelle ligne de bus (la 12) fonctionnant au biogaz. Le projet est soutenu par la Région.

19/06/19 : L'Hebdomadaire "Le Point" classe en 3ème position parmi les 70 villes les plus attractives de France, Bayonne Anglet et Biarritz sur la Côte basque pour leur dynamisme économique, leur mobilité leur connectivité et la qualité de vie.

19/06/19 : Charentes: selon le BNIC, les dégâts causés par l'épisode orageux de cette nuit ont eu un niveau d'impact limité sur le vignoble, localisés à Salles d'Angles, Sigogne, Angeac-Champagne, St-Martial, Jarnac, Gensac, Genté, Jarnac-Champagne ou Chadenac.

19/06/19 : La Rochelle : dans le cadre de l’approbation du Plan local d'Urbanisme intercommunal, une enquête publique est ouverte jusqu'au 26 juillet, dans 60 permanences réparties dans l'agglomération. Registre en ligne : www.registre-dematerialise.fr/1359.

19/06/19 : En raison d’un changement de programme de dernière minute, la visite de Nicolas Thierry, vice-président en charge de l’environnement et de la biodiversité, à Iraty et à Esterençuby ce jeudi 20 juin est reportée sine die.

18/06/19 : Nathalie Lasserre, première conseillère du corps des tribunaux administratifs et des cours administratives d'appel est nommée sous-préfet de Nontron. Elle remplace Frédéric Roussel, nommé directeur de cabinet à la préfecture du Tarn à Albi.

14/06/19 : La Rochelle : Le Muséum d’Histoire Naturelle s’est vu décerné le Trophée Môm’Art 2018 aujourd'hui. L’association Môm’Art récompense chaque année une institution culturelle qui a signé sa Charte de démarche d’accueil des familles et des enfants.

- Publicité -
S’abonner ici !
- Publicité -
  • 26/06/19 | Festival du film d'Angoulême : premières annonces

    Lire

    Avant de dévoiler sa programmation le 9 juillet, le FFA a déjà révélé quelques nouveautés. La place Francis Louvel sera investie pour 2 projections nocturnes en plein air, avec les équipes de films : le 22/08 avec "Jusqu'à la garde" de X.Legrand et le 23 avec "La Chute de l'Empire américain" de D.Arcand. La remise des prix au Grand Théâtre sera désormais retransmise en directe dans les 11 salles du CGR, pour le grand public. Informations pratiques : les projections débutent à la tombée de la nuit.

  • 26/06/19 | La Mairie de Bordeaux déclenche des actions de prévention canicule

    Lire

    En raison des fortes chaleurs, la ville de Bordeaux a déclenché des actions de prévention canicule. 18 000 courriers ont été envoyés aux seniors de +75 ans pour actualiser le registre de vigilance canicule. Dés que Madame la Préfète annoncera le plan canicule, les personnes référencées sur ce registre seront contactées quotidiennement par des bénévoles d'associations partenaires de l'opération Voisins relais. De plus, afin de permettre à tous de profiter d'un peu de fraîcheur, les parcs et jardins resteront ouverts jusqu'à 22h jusqu'au 29 juin.

  • 26/06/19 | Les filets des pêcheurs pros interdits au port de Bayonne

    Lire

    Le tribunal tribunal administratif de Pau a décidé hier d'interdire la pêche aux filets dérivants dans le port de Bayonne. Nous avions évoqué cette manifestation des associations de pêcheurs amateurs de saumon et d'élus béarnais se plaignant que cette pêche à outrance à l'embouchure de l'Adour et dans le port de Bayonne, barre la remontée des saumons. Ils dénonçaient le préjudice subi à leur égard comme au tourisme halieutique, entre autre, dans la région de Navarrenx. Les pêcheurs pros ont six mois pour retirer leurs filets.

  • 25/06/19 | Deux-Sèvres : fermetures des routes niortaises pour travaux

    Lire

    Le Département des Deux-Sèvres va procéder à des travaux d'entretien (fauchage, élagage, voirie) sur le contournement sud de Niort. Les travaux seront réalisés de nuit entre 19 h et 23 h 30 selon les phasages suivant : du 26 au 27 juin entre la route d'Aiffres et la route de Saint-Jean d'Angély ; du 3 au 4 juillet entre la route de Saint-Jean d'Angély et la route de La Rochelle.

  • 24/06/19 | Vienne : la Préfecture au chevet d'Avanton

    Lire

    Après un arrêté interministériel daté du 21 juin 2019, la Préfecture de la Vienne annonce la reconnaissance de l'état de catastrophe naturelle pour Avanton. En effet, la commune a été fortement affectée par la sécheresse de l'été 2017, et la réhydratation des sols a provoqué plusieurs mouvements de terrain. Les sinistrés ont 10 jours à compter de la publication de l'arrêté au Journal officiel pour se manifester dans le cadre d'une indemnisation. Les demandes se font donc jusqu'au 2 juillet.

Les dossiers d'Aqui

La LGV Sud-Ouest Idées neuves en Nouvelle Aquitaine Innov'action et Agriculture

Société | Unité post-urgence : le nouveau "sas" de Charles Perrens

03/05/2019 | Une unité de post-urgence composée de cinq chambres pour les jeunes de moins de 25 ans en psychiatrie ouvrira au sein du centre hospitalier dès le 6 mai prochain.

Charles Perrens

Le 6 mai prochain, le Centre Hospitalier Charles Perrens va se doter d'une nouvelle "unité de post-urgence" à destination des adultes de moins de 25 ans. Composée de cinq chambres individuelles adaptées, cette nouvelle unité fait partie d'une stratégie plus globale de l'hôpital amorcée sous les recommandations de l'Agence Régionale de Santé pour fluidifier le parcours de soins des jeunes patients en psychiatrie, le tout dans un contexte social de la profession particulièrement tendu, due notamment au manque de moyens. Éclairages sur la manière dont la nouvelle direction de Charles Perrens compte y faire face.

Conditions de soins

En avril 2018, le professeur Bruno Falissard (pédopsychiatre et directeur du Centre de recherche en épidémiologie et santé des populations) et l'interne Marie-Laure Baranne publiaient une étude au sein de la très spécialisée revue "Child and Adolescent Psychiatry and Mental Health". Ce qu'elle disait en substance ? Que si la santé globale des enfants entre cinq et quinze ans s'améliore, les troubles mentaux (anxiété, comportement, dépression,ect.) arrivent désormais en tête des maladies les plus fréquentes chez les moins de quinze ans dans le monde. Les patients atteints de ces pathologies sont de plus en plus jeunes et des phénomènes nouveaux (comme l'automutilation) font également leur apparition. Ainsi, on estime à entre 10 et 15% la part de jeunes "traversant des moments très difficiles". Face à cela, la pédopsychiatrie (et plus globalement la psychiatrie) tente de trouver de nouveaux moyens pour consolider leurs parcours, le tout dans le contexte d'une "perte de moyens globaux" dénoncée à de multiples reprises par le secteur, notamment lors des débats très vifs autour du plan santé.

Face à ces perspectives pas forcément rassurantes, le Centre Hospitalier Charles Perrens va, à partir du 6 mai prochain, tenter d'apporter une réponse. L'hôpital va en effet se doter d'une nouvelle "unité de post-urgences" pour enfants et jeunes adultes de moins de 25 ans. Concrètement, il s'agira de cinq chambres individuelles (avec salle de bains privée et mobilier adapté, notamment pour éviter les suicides) d'hospitalisation et de consultation ambulatoire. Cette unité sera directement intégrée à la FUP (Filière d'Urgence Psychiatrique) de Gironde qui compte déjà l'équipe psychiatrique d'intervention de crise (EPIC), le Service d'Évaluation de Crise et d'Orientation Psychiatrique (SECOP), les services de psychiatrie d'Urgence de l'Hôpital des Enfants (UHDE) du CHU de Bordeaux et plusieurs équipes réparties entre Saint-André, Arcachon et Lesparre. Concrètement, le volet "hospitalisation"  va permettre à des patients entre 11 et 25 ans d'être pris en charge à partir d'un diagnostic d'un médecin de la FUP tandis que le suivi ambulatoire ne pourra être que de 72 heures maximum. L'objectif, de l'aveu de Thierry Biais, directeur du CH Charles Perrens (nommé en février dernier et dont l'une des premières priorités affichée était le "décloisonnement des différents services"), "cette unité est conçue comme une interface entre nos différents dispositifs de soins pour que nos systèmes soient plus efficaces". 

Éviter les hospitalisations systématiques

Le SECOP revendique ainsi 8000 passages par an dont 25% de jeunes de moins de 25 ans (et 7% de moins de 18 ans). 600 enfants relèvent des urgences pédiatriques (dans une unité qui accueille 45 000 enfants par an). Au sein de Charles Perrens (559 lits), une vingtaine sont dédiés aux enfants et une cinquantaine en tout au sein du PUMA (Pôle de Psychiatrie d'Urgence Arcachon-Médoc). "Cela correspond aux chiffres nationaux, il y a beaucoup de prises en charge en ambulatoire et en centre de consultation ainsi qu'un travail étroit avec le secteur médico-social. Sur ce point, l'agglomération bordelaise est plutôt bien dotée". "C'était un chainon manquant sur le volet de la prévention, du repérage précoce et de l'hospitalisation de courte durée pour éviter à ces jeunes de rentrer systématiquement dans un cursus uniquement psychatrisé et hospitalisé classique. Ca participe à une stratégie visant à gérer la crise et la suite un peu différemment", ajoute pour sa part le docteur Chantal Bergey, cheffe du PUMA. Cette nouvelle unité fait aussi partie d'un plan plus global pour répondre aux attentes de l'Agence Régionale de Santé de collaborations entre établissements et de renforcement des équipes sur des territoires comme la Dordogne, le Blayais ou le Sud Gironde, réputés en pénurie face aux besoins.

Le CH Charles Perrens a inauguré en 2014 une nouvelle unité de pédopsychiatrie baptisée Upsilon (Unité de psychiatrie infanto-juvénile et de liaison de la Gironde) comportant une vingtaine de lits pour des jeunes entre 6 et 17 ans pour un maximum de 25 jours. "Nous avions déjà entamé la réflexion à ce moment là pour pouvoir accueillir des mineurs, même si initialement nous sommes un service de psychiatrie adultes de par notre composante urgences. Il y a malgré tout des enfants qui arrivent chez nous. Même si la plus grande partie passe par les urgences pédiatriques, certains arrivent directement ici, il y avait donc besoin d'un outil architectural permettant d'accueillir ces enfants dans de bonnes conditions, l'ancien service étant composé d'un long couloir avec onze lits, très différent de cette idée de chambres individuelles", poursuit Chantal Bergey. "On essaie d'avoir un projet de soin différent pour des jeunes de moins de 25 ans afin d'éviter l'hospitalisation systématique. Cela passe notamment par des prises en chare à domicile où un bilan professionnel effectué au sein de cette nouvelle unité pour identifier la pathologie sans institutionnaliser. On veut tenter de déstigmatiser le soin psychique et l'accès aux soins", continue la responsable, en affirmant d'ailleurs que "les familles sont souvent très surprises du fait que nous intervenions à domicile. L'acceptation de venir consulter un psychiatre se travaille aussi, il faut faire moins peur".

Enjeux d'ouverture

Cette unité sera dotée de trois médecins, onze infirmiers et un éducateur spécialisé, et son budget de fonctionnement assuré en grande partie (630 000 euros sur 749 000 euros par an) par l'ARS. L'unité post-urgence fait enfin partie d'un plan de développement plus large de nouvelles actions en faveurs des jeunes : projet d'un hôpital de jour pour gérer les "situations de crise" pour début 2020, une nouvelle "équipe ressource mobile" pour venir en aide aux mineurs non-accompagnés pris en charge par l'ASE (Aide Sociale à l'Enfance)... "Globalement, on s'est aperçu que les familles étaient un peu perdues. Nous cherchons donc à mieux coopérer entre les différents services. C'est pour ça que j'appelle notamment de mes voeux la création d'un numéro de téléphone unique permettant d'orienter les nouveaux patients vers le parcours de soin le plus adapté". Cette demande n'est pas nouvelle : elle figurait déjà dans un rapport de 2017 sur la "situation de la psychiatrie des mineurs en France" aux côtés de 51 autres propositions (détaillant notamment les difficultés d'accès aux soins). Les professionnels de l'Équipe d'Intervention de Crise de l'unité psychiatrique fait aussi face à une augmentation du nombre de demandes. "L'équipe officiant sur la métropole bordelaise fait face à environ 500 demandes par an. Sur les consultations à domicile, on reçoit environ uen quarantaine de demandes par mois contre le même chiffre sur un an il y a quelques années. Par le biais de l'unité post-urgence, l'hôpital compte aussi essayer de gérer plus efficacement la sortie des patients pour éviter de "perdre de vue" des patients passés par les urgences et répartis ensuite aléatoirement (bien souvent en fonction des lits disponibles, peu importe si le service est adapté ou pas...) dont l'état pourrait se dégrader.

La situation de la psychiatrie française a beau être régulièrement dénoncée, le département de la Gironde fait partie des mieux lotis, et cette gestion coordonnée pourrait être une arme efficace contre les soins psychiatriques effectués sans consentement (dont une étude démographique de 2015 pointait l'inquiétante augmentation) : en France en 2015, plus de 1,7 millions de personnes âgées de seize ans ou plus ont été prises en charge dans les établissements de santé privés ou publics de soins psychiatriques dont 92 000 sans consentement, avec un taux d'hospitalisation en augmentation de 11% par rapport à 2012. Reste à mesurer si l'unité de post-urgence et le vaste plan de développement de nouvelles méthodes de soin dont elle fait partie sauront être des remèdes efficaces. L'hospitalisation (24h maximum) sera effective dès le 6 mai, le suivi ambulatoire de courte durée (consultation de post-urgence) dans l'attente de relais sur une structure adaptée (72 h maximum), lui, se mettra en place à partir du mois de septembre.

Romain Béteille
Par Romain Béteille

Crédit Photo : RB

Partager sur Facebook
Vu par vous
2284
Aimé par vous
0 J'aime
Les réaction
0 réaction
Envoyer par email
Email
Convertir en PDF
PDF
Imprimer cet article
Imprimer
Société
Société
Retour à la page d'accueil
Accueil
Aucune réaction à cet article pour le moment. A vous de jouer !

Nom * :
Email * :
Texte :
Combien font 28 + 12 ?*

Toutes les réactions sont soumises à validation de la rédaction d'Aqui avant leur publication sur le site. Conformément à l'article 10 du décret du 29 octobre 2009, les internautes peuvent signaler tout contenu illicite à la rédaction d'aqui.fr qui s'engage à mettre en oeuvre les moyens nécessaires à la suppression des dits contenus.

* champs obligatoires

J'aime aqui, je le soutiens ! Aqui!Presse - Professionnels des contenus ! J'aime aqui, je le soutiens !